Joakim Bergeron connaît une excellente séquence. Le week-end dernier seulement, il a marqué six buts, dont quatre face aux Prédateurs de Saint-Gabriel-de-Brandon, ce qui a porté son total à 16.

Joakim Bergeron ne regrette pas sa décision

«Je sais ce que je vaux, je sais ce que je suis capable de faire sur une patinoire. Et je savais qu’en jouant à Granby, j’aurais davantage la chance de me faire valoir.»

Après avoir fait la pluie et le beau temps au hockey scolaire, Joakim Bergeron a choisi de poursuivre son chemin au hockey collégial, avec les Patriotes du Cégep de Saint-Laurent. S’il n’a pas détesté l’expérience, il se sent clairement plus à sa place dans la Ligue junior AAA.

« Dans un style de jeu plus ouvert comme le junior AAA, je suis bien, explique Bergeron, 18 ans. Au hockey collégial, le jeu est beaucoup plus fermé. Non, je ne regrette pas ma décision. »

Bergeron avait décidé de se joindre aux Inouk avant que son père Patrick ne soit nommé entraîneur en chef. Mais compte tenu des habiletés de l’attaquant, il aurait assurément eu le même temps de glace et la même latitude sur la patinoire qu’importe le nom du décideur derrière le banc.

« Je n’avais pas d’objectifs en arrivant avec les Inouk. Tout ce que je veux, c’est aider l’équipe. Dans mon cas, aider l’équipe veut dire marquer des buts et amasser des points, c’est clair. »

Il connaît d’ailleurs une excellente séquence. Le week-end dernier seulement, il a marqué six buts, dont quatre face aux Prédateurs de Saint-Gabriel-de-Brandon, ce qui a porté son total à 16. Avec 26 points après 20 matchs, il est à égalité au sommet des marqueurs des Inouk en compagnie de Jacob Graveline.

« Malgré tout, j’ai eu une période d’adaptation en début de saison. Le jeu étant plus ouvert ici, j’ai dû comprendre que ça ne sert à rien de précipiter ses gestes, qu’on a le temps de faire les choses comme il faut. »

Les Inouk ont remporté leurs deux derniers matchs et les performances de Bergeron y sont clairement pour quelque chose.

« Ça reste une affaire d’équipe, précise-t-il. L’esprit d’équipe est meilleur depuis un certain temps et on travaille plus fort lors des entraînements. C’est connu, tu joues comme tu pratiques… »

Une situation «spéciale»

Joakim Bergeron est le premier à l’avouer : jouer pour son père, à un niveau aussi élevé que le junior AAA, est « spécial », pour reprendre sa propre expression.

« J’ai joué pour mon père au hockey scolaire, mais dans le junior AAA, c’est autre chose, souligne-t-il. Mais avant le début de la saison, on a mis les choses au clair : à l’aréna, je suis un joueur des Inouk tout à fait comme les autres. Même que je me rends à l’aréna avec ma propre voiture, sans mon père. On ne veut vraiment pas se retrouver dans une situation délicate par rapport au reste de l’équipe. Jusqu’ici, d’ailleurs, ça se passe très bien. »

Mais on ne pourra empêcher Bergeron, le père, d’être fier de son fils. Comme lorsqu’il a disputé des matchs préparatoires avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, de la LHJMQ.

« Les gens de l’Armada ne m’ont fait aucune promesse. Ils m’ont dit que j’allais être considéré lorsqu’il y aura des blessures, mais sans plus. Je n’ai aucune attente par rapport à l’Armada. »

Bergeron, qui s’est bien remis de l’opération à la clavicule subie au milieu de la saison dernière, ne rêve pas à une carrière professionnelle en Amérique du Nord. Ce qui le fait rêver, rappelle-t-il, c’est l’Europe.

« Il y a moyen de bien gagner sa vie en jouant en Europe et ça doit être une expérience de vie exceptionnelle. Mais on n’est pas rendu là… »

Car pour l’heure, il aimerait bien que la séquence victorieuse des Inouk (9-9-2), qui affrontent les Shamrocks du West Island (4-15) vendredi soir au centre sportif Léonard-Grondin et qui visitent les Forts de Chambly (7-10-1) dimanche, se poursuive.

« Tout le monde peut battre tout le monde dans cette ligue, mais il reste que ce sont des matchs prenables. Pour notre confiance, ce serait bien de connaître une longue série de victoires. »