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Michael Drolet fera partie de ce qu’on appelle le «collège de commissaires». En compagnie de ses quatre partenaires, il sera responsable du déroulement sportif des compétitions en vélo de montagne, prévues les 26 et 27 juillet.
Michael Drolet fera partie de ce qu’on appelle le «collège de commissaires». En compagnie de ses quatre partenaires, il sera responsable du déroulement sportif des compétitions en vélo de montagne, prévues les 26 et 27 juillet.

Jeux de Tokyo: le commissaire Drolet sera d’office en vélo de montagne

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
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Plusieurs l’ignorent sans doute, mais parmi les citoyens de Bromont figure une sommité du vélo de montagne. Michael Drolet vivra bientôt ses deuxièmes Jeux olympiques à titre de commissaire, lui qui s’envolera vers le Japon à la fin juillet.

L’homme de 54 ans fera partie de ce qu’on appelle le «collège de commissaires». En compagnie de ses quatre partenaires, il sera donc responsable du déroulement sportif des compétitions en vélo de montagne, prévues les 26 et 27 juillet.

«On s’occupe notamment des inscriptions et de la publication du guide technique, qui explique tous les aspects spécifiques à l’événement et reprend quelques règlements de l’Union cycliste internationale (UCI). L’objectif est que tout le monde soit sur la même longueur d’onde», a expliqué Drolet lors d’une récente entrevue avec La Voix de l’Est.

«Après, on s’assure que le parcours soit homologué. Les procédures de départs, le déroulement de la course et l’enregistrement des résultats relèvent aussi de nous. Et finalement, on doit remettre notre rapport à l’UCI !»

Son passage à Izu, à environ 150 km de Tokyo, ne sera pas de tout repos. Les préparatifs seront terminés bien avant le premier coup de départ, mais les commissaires devront tout de même composer avec «des enjeux énormes», eux qui doivent cohabiter harmonieusement avec les différentes équipes, les médias et le personnel olympiques.

«Confiant à 70%»

Car Michael Drolet demeure optimiste quant à la tenue des Jeux de la XXXIIe Olympiade, même si le niveau d’incertitude demeure extrêmement élevé à l’heure actuelle.

«Je dirais que je suis confiant à 70 % que les Jeux auront lieu, puisqu’on sait déjà qu’il n’y aura pas de spectateurs provenant de l’extérieur. De notre côté, on doit être testés et préférablement vaccinés. Une réunion est prévue pour nous expliquer tous les protocoles», a indiqué l’ex-résident de Granby et de Roxton Pond, qui recevra d’ailleurs sa première dose à la fin mai.

«Je crois que dans le pire des cas, les compétitions se dérouleront tout simplement à huis clos, sans aucun spectateur.»

En très bonne santé, Drolet n’a aucune inquiétude à ce niveau. Il anticipe néanmoins des Jeux bien différents de ceux de Rio.

«C’est évident que les restrictions sanitaires risquent de rendre le tout moins agréable et festif. J’ai vécu toute une expérience à Rio. S’il y a un peuple plus jubilant que les Brésiliens, je ne le connais pas !»

Au plan sportif, le Bromontois estime que le Canada pourrait surprendre en vélo de montagne, du moins du côté féminin. Quatrième à Rio, l’Ontarienne Emily Batty sera notamment à surveiller.

Un parcours inattendu

On n’invente rien lorsqu’on dit que Michael Drolet est une sommité dans son domaine. Outre les Olympiques, il a œuvré comme commissaire-chef pour cinq Championnats du monde et sept Coupes du monde. Son expertise est également mise à profit dans le développement de diverses formations.

Drolet ne s’attendait évidemment pas à connaître un tel parcours au moment d’amorcer son implication avec le Club de vélo de montagne de Bromont en 1992, alors que la région accueillait les Mondiaux. Près de 30 ans plus tard, il siège toujours au conseil d’administration du club.

«Notre sport était très jeune et commençait à peine à s’organiser à cette époque-là. Quelques années plus tard, le club m’a envoyé suivre le premier cours de commissaire donné au Québec. Je n’avais aucune idée jusqu’où ça pouvait me mener !» a confirmé celui qui, dans la vie de tous les jours, travaille comme représentant pour la multinationale Honeywell.

«Le jour où l’UCI t’annonce que tu es assigné aux Jeux olympiques, c’est quand même quelque chose !»

Loin de se reposer sur ses lauriers, Michael Drolet a amorcé sa première formation d’entraîneur le week-end dernier, toujours du côté de Bromont.

«J’ai coaché bien des gens de manière informelle depuis le milieu des années 80. Le but est de rendre tout ça plus officiel», a-t-il précisé.

«Je ne fais pas de courses, mais à 54 ans, je roule encore beaucoup sur route et en montagne. Je dirais que je suis plutôt en forme pour mon âge...»