Jérémy Roy compte trois top 5 en quatre épreuves depuis le début de la saison à l’Autodrome Granby.

Jérémy Roy a un plan

Jérémy Roy venait tout juste de compléter un examen de fin d’année au Collège Charles-LeMoyne de Sainte-Catherine, jeudi après-midi, lorsqu’on l’a joint. Mais on s’est rapidement rendu compte qu’il avait la tête à son prochain week-end de course.

Roy, 16 ans, fait partie de cette belle relève que l’on retrouve en classe sportsman à l’Autodrome Granby. Le fils de Martin Roy, qui a connu beaucoup de succès sur la terre battue avant de faire le saut en NASCAR (il a couru jusqu’en série Nationwide), est actuellement deuxième au classement, 23 points derrière Alex Lajoie.

« C’est un bon début de saison, c’est vrai, a expliqué le pilote de Napierville, qui achève ses cours de quatrième secondaire. Avec trois top 5 en quatre épreuves, c’est difficile de ne pas être satisfait. Je ne cours pas pour le championnat, mais j’essaie fort d’être constant, j’essaie d’éviter les mauvais week-ends. »

Car au milieu de l’été, Jérémy va prendre quelques semaines de vacances avec les membres de sa famille, comme il l’a toujours fait. Ce qui lui enlèvera toutes chances de mettre la main sur le titre.

« La course, c’est quelque chose d’important chez nous, mais il ne faut pas que ça prenne toute la place non plus. Il y a la course, mais il y a aussi les études, la vie de famille, etc. Je pense que c’est correct comme ça. »

En sportsman, Jérémy est accompagné de son frère Félix, 14 ans. C’est vraiment en famille qu’on va aux courses chez les Roy.

« Mon père a mis sa carrière en veilleuse pour nous. Il nous donne tout ce qu’il a. On profite de son expérience et de ses conseils. Et moi, j’essaie aussi d’aider Félix, qui commence en sportsman. On est une famille, mais on forme aussi une belle équipe. »

N’empêche qu’après avoir fait du karting à l’Autodrome et avoir couru en STR ainsi qu’en série ACT, Roy, à sa troisième saison en sportsman, regarde devant lui. Et il a des objectifs en tête.

« C’est certain que j’aimerais me retrouver en modifié bientôt. C’est le rêve de tout le monde qui court sur la terre battue et je ne suis pas différent des autres. Mais j’aimerais également courir en gros bloc. Éventuellement, j’aimerais enfin courir dans la série des camionnettes de NASCAR. C’est mon plan à l’heure où on se parle. »

Roy est un jeune homme sérieux. Il court par passion, mais il a des objectifs et un plan de carrière. Et s’il court sur la terre, c’est parce qu’il sait que ça lui aidera à devenir un meilleur pilote.

« Quand tu es bon sur la terre, tu peux être bon partout. Aussi, j’aime la terre parce que c’est plein de défis, tu ne sais jamais ce qui t’attend d’une course à l’autre. J’ai couru sur asphalte, mais j’ai trouvé ça moins l’fun. En fait, j’ai trouvé ça… monotone. »

Monsieur sportsman

Roy, qui compte une victoire en carrière en sportsman à Granby, l’avoue : il ne détesterait pas mettre la main sur la couronne de Monsieur sportsman, qui sera à l’enjeu vendredi soir.

« Quand tu regardes la liste des pilotes qui ont remporté ce titre au fil des ans (Steve Poirier, Mario Clair, les frères Bernier, Steve Bernard, Martin Pelletier et cie), c’est impressionnant. Mais je sais que je ne suis pas le seul à avoir l’œil sur la victoire. Ça va être intéressant. »

Even Racine, qui a triomphé à Granby et au RPM Speedway le week-end dernier, a assurément le même objectif que Roy. Même s’il connaît un début de saison difficile, Félix Murray a pour sa part le talent pour rebondir, lui qui a été Monsieur sportsman en 2017. Et Alex Lajoie, qui semble déterminé à succéder à Pelletier en tant que champion de la catégorie, ne peut se permettre de mettre la pédale douce.

« Ça va être de la belle compétition. Comme ce l’est à toutes les semaines depuis le début de la saison », a conclu Jérémy Roy.