Jérémie Desautels

Jérémie Désautels se souviendra longtemps de la saison 2018-2019

CHRONIQUE / Quand on côtoie des adolescents sur une base régulière, on constate rapidement que certains ne peuvent faire autrement que de réussir. Ces jeunes se distinguent souvent de leurs compagnons par leur attitude positive, leur travail acharné, leur souci du détail et leur grande politesse. Si on ajoute à cela un tout petit peu de patience, c’est clair qu’ils connaissent assurément le succès ! C’est le cas du hockeyeur granbyen Jérémie Désautel.

Ayant passé la campagne 2017-2018 en Floride avec les Hawks de Palm Beach de la prestigieuse ligue USPHL Premier, le défenseur de 18 ans a été réclamé en juin dernier par les Cobras de Terrebonne (Ligue de hockey junior AAA du Québec), qui en avaient fait leur choix de 7e ronde.

Est-ce dire qu’il aurait pu porter les couleurs de nos Inouk, eux qui évoluent également au sein du circuit Laporte ? 

« Avant le repêchage, j’ai effectivement eu des discussions avec eux, ne cache pas le fils de mon bon ami Benoît Désautels, inspecteur-chef à la surveillance du territoire et des relations communautaires pour la police de Granby. Mais pour me faire voir et mettre toutes les chances de mon côté, je me suis présenté à un petit camp organisé par les Cobras qui avait lieu avant la séance de sélection. Ils semblent avoir aimé ce qu’ils ont vu, car ils m’ont choisi ! »

Toutefois, son passage à Terrebonne a été de courte durée. « Après avoir connu un très bon camp, j’ai reçu la confirmation que j’allais rester puis, quelques jours plus tard, des vétérans sont venus me voir en me disant qu’avec les Cobras, le club change parfois du tout au tout après la période de transactions du temps des Fêtes. Des joueurs provenant de la LHJMQ se joignent à l’équipe en janvier, ce qui laisse moins de place aux recrues comme moi... »

Au retour d’un match à Gatineau, un peu avant Noël, le directeur général et entraîneur-chef Robert Dubuc l’a donc fait venir dans son bureau pour lui dire qu’il l’avait échangé au Titan de Princeville.

« Une chose dont je suis fier cependant, raconte Jérémie, c’est que j’ai quitté Terrebonne en bons termes, car il est rare, semble-t-il, que des joueurs s’entendent aussi bien avec M. Dubuc ! Moi, je l’aimais bien. C’est d’ailleurs en raison du respect que nous avions l’un pour l’autre qu’il n’a pas hésité à m’échanger au Titan, même si les deux clubs étaient près de la tête du classement général. »

Ironie du sort, quelques mois plus tard, la finale de la Ligue junior AAA du Québec opposait justement le Titan de Princeville... aux Cobras de Terrebonne

Coupe Napa et finale de la Coupe Fred-Page

« C’est évident que j’étais très énervé à l’idée de me retrouver en finale contre la formation qui m’avait donné ma première chance, poursuit le jeune joueur. Étant donné qu’à Princeville on avait un club bourré de vétérans, on m’avait demandé de jouer à l’attaque sur un quatrième trio. Normalement, j’évolue en tant que défenseur. Comme j’étais prêt à faire n’importe quoi pour jouer, j’ai accepté mon rôle sans broncher. Je me disais que je pouvais aussi aider au niveau du leadership et c’est, je crois, ce que j’ai fait, bien humblement. »

« On a joué de très bonnes séries et on les a battus ! On a ainsi gagné notre laissez-passer pour la Coupe Fred-Page (Championnat de l’Est du Canada des équipes junior AAA) disputée à Amherst, en Nouvelle-Écosse. Une expérience formidable... même si on a perdu en finale contre Ottawa. »

Mais une fois la saison terminée, que lui réserve l’avenir ? 

« Le hockey, je prends ça une saison à la fois, affirme Jérémie. Comme je viens d’être accepté en Techniques policières à Sherbrooke, je veux vraiment que tout se passe bien là-dedans. Je veux suivre les traces de mon père ! Qui sait, peut-être qu’un jour je vais avoir la chance de travailler avec lui avant qu’il prenne sa retraite ! » On te le souhaite, mon cher Jérémie !

Marc Bombardier

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Depuis le temps que les gens concernés l’attendent, il semble que l’école secondaire Wilfrid-Léger de Waterloo aura bel et bien son terrain de baseball d’ici quelques mois. Celui-ci serait situé derrière l’établissement scolaire, sur le terrain vague longeant l’actuelle piste d’athlétisme. Selon ce que j’ai pu apprendre, une rencontre à ce sujet avait lieu jeudi soir dernier entre les autorités municipales et les divers intervenants impliqués dans le projet. Tous étaient remplis d’espoir. Il va sans dire que mon ami Marc Bombardier, l’un des instigateurs, a les yeux brillants par les temps qui courent. Il attend l’aboutissement de ce projet depuis au moins trois ans. En passant, soulignons que Marc célèbre cette année sa 30e année en tant qu’enseignant d’éducation physique à Wilfrid-Léger. Toutes nos félicitations, Marc !

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Parlant de Waterloo, petite note aux gens qui composent son conseil municipal. Serait-il possible d’effectuer les réparations nécessaires sur la rue Allen, entre Foster et Eastman ? L’autre jour, en me rendant au club de golf, je me croyais en Irak tellement la chaussée ressemblait à un champ de mines ! La vitesse maximale était fixée à 30 km/h, mais n’ayez crainte ; je n’ai pas dépassé les 15 km/h pour m’assurer d’éviter les trous ! Comme le mentionnait mon ex-collègue Jean-Marc Beaudoin, chroniqueur au Nouvelliste de Trois-Rivières, dans l’un de ses écrits récemment : « Tous les nids sont faits dans les rues pour accueillir de futures poules urbaines. On vise le volume. »

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Toujours dans le domaine de la philosophie, l’ami Gérard « Gerry » Arbour, ex-directeur général au club Granby St-Paul, m’a fait parvenir cette petite pensée de son cru afin de souligner le début de la saison de golf. Cela m’a bien fait rire. Je vous la partage donc. « Mieux vaut faire un « double boguey » que d’être à l’hôpital avec des tubes dans le nez ! »