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Jean-Philippe Éthier analysera les compétitions de judo pour Radio-Canada et RDS aux Jeux de Tokyo.
Jean-Philippe Éthier analysera les compétitions de judo pour Radio-Canada et RDS aux Jeux de Tokyo.

Jean-Philippe Éthier aux Jeux olympiques à sa façon

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
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Même s’il n’a pas à rougir de sa carrière de judoka, Jean-Philippe Éthier n’a jamais réussi à se rendre aux Jeux olympiques en tant qu’athlète. Mais voilà que celui qui est aussi un homme de communication a obtenu son billet pour les Jeux de Tokyo à titre d’analyste à Radio-Canada et RDS.

«Je suis très heureux, explique le Granbyen. Oui, je réalise un rêve!»

Éthier sait depuis plus d’un an qu’il analysera les compétitions de judo lors des Jeux de Tokyo. Mais puisque les Jeux ont été reportés, il a dû garder le secret.

«Seuls mes proches étaient au courant. Mais aujourd’hui, je peux en parler et je suis très heureux. C’est une belle nouvelle et j’ai envie de la partager. Je veux faire les Olympiques… à ma façon.»

Bien sûr, direz-vous, il y a encore de l’incertitude au sujet des Jeux, prévus du 23 juillet au 8 août. Mais l’ancien de M105 est confiant.

«Je demeure optimiste. Ça reste les Jeux olympiques avec des enjeux financiers qui sont énormes. J’ai peine à croire qu’on va passer à côté deux fois de suite.»

Éthier travaillera aux côtés du vétéran Philippe Crépeau. Selon lui, le duo a des bonnes chances de nous faire vivre de beaux moments.

«Le Canada s’amène à Tokyo avec des espoirs de médailles intéressants», dit-il.


« Le judo, c’est un beau sport, c’est mon sport »
Jean-Philippe Éthier

Sa passion

Jean-Philippe Éthier a commencé à faire du judo à l'âge de 12 ans. Il s’est illustré sur la scène provinciale et nationale, lui qui a notamment été champion canadien chez les vétérans en 2015. Et à 41 ans, il a hâte de retourner pratiquer son sport.

«La pandémie a fait mal au judo également, mais la passion est toujours là. Au fil des ans, à chaque fois que j’ai voulu arrêter, je n’ai pas été capable, j’y suis toujours revenu. C’est un beau sport, c’est mon sport.»

Éthier, qui dirige une petite entreprise qui fait dans la production vidéo et la webdiffusion, a obtenu le travail d’analyste aux Jeux après avoir été recommandé par l’ex-champion Nicolas Gill et Patrick Esparbes, de Judo Canada.

«Il faut que je les remercie publiquement. Mais quand je pense à mon cheminement, je pense aussi à Serge Landry, qui a su allumer ma passion pour mon sport et qui a donné sa vie au judo.»

COVID oblige, Éthier n’ira pas à Tokyo, il fera l’analyse des compétions depuis Montréal. En fait, Radio-Canada et RDS n’enverront qu’une équipe très réduite au Japon.

«C’est dommage, mais ça n’enlève rien à mon bonheur!», termine-t-il.

Et on le croit.