Jean-Paul Cabana

Jean-Paul Cabana sera intronisé au Mémorial de la terre battue

Jean-Paul Cabana, la légende du stock-car, sera intronisé au Mémorial de la terre battue l’été prochain.

« C’est sur la terre que j’ai fait mes débuts, rappele l’illustre résidant de Sainte-Cécile-de-Milton. J’ai justement devant moi une photo datant de 1951, sur le circuit de Shawinigan Falls, alors que je venais de gagner. Ce sont de beaux souvenirs. »

Cabana, on le sait, a remporté 503 victoires en carrière, la majorité sur asphalte. Mais il a aussi fait sa marque sur la terre, principalement entre 1952 et 1963, période pendant laquelle il a enlevé quelques championnats.

« Je me souviens d’un après-midi à La Prairie où j’avais remporté sept courses sur neuf, avec deux voitures, reprend-il. Disons que ça avait bien été ! »

À 85 ans, Cabana a reçu un honneur et puis un autre au fil des dernières décennies. Mais il avoue que ça lui fait toujours plaisir.

« Quand tu vieillis, tu as toujours peur d’être oublié. Mais des honneurs comme celui-là font en sorte que les gens se souviennent de toi. De l’amour, ça ne se refuse pas ! »

Il y a quelques semaines, il a fraternisé avec Raphaël Lessard, le plus bel espoir du sport automobile au Canada. Un beau moment pour le jeune et pour la légende.

« C’est un bon garçon. Et il avait l’air impressionné quand je lui parlais de mes succès. Le p’tit Lessard, c’est pas n’importe qui ! »

Cabana sera honoré en juillet. Le Mémorial de la terre battue fera aussi place à une autre personnalité, dont l’identité sera dévoilée après les Fêtes, en 2020.

« C’est une belle initiative, le Mémorial. Il faut féliciter les organisateurs de penser à ceux qui ont contribué à bâtir le sport. »

Dave Paryzo et Anthony Marcotte, qui sont au micro de l’Autodrome Granby, sont les fondateurs du Mémorial de la terre battue. Paryzo a aussi écrit la biographie de Cabana, publiée en 2017.

Pour le reste, Jean-Paul Cabana semble garder la forme. Celui qui est toujours actif au sein d’Expérience en piste Cabana et Ranger, à Sanair, se prépare à passer une partie de l’hiver à la chaleur.

« J’attends des résultats d’examens médicaux, mais je n’ai pas trop à me plaindre », laisse-t-il tomber, sourire en coin.