« C’est un privilège, un grand privilège, et je l’accepte au nom de tous ceux qui travaillent pour nos jeunes et pour le sport chez nous », affirme Jean Patenaude.

Jean Patenaude touché en plein cœur

« Je suis très touché. Mais il y a tellement de bons bénévoles à Granby qui auraient pu être honorés de cette façon… »

Jean Patenaude regardait la séance du conseil municipal de Granby à la télé lundi soir lorsqu’il a été touché en plein cœur : à compter du 24 février, la patinoire principale du centre sportif Léonard-Grondin (ou la glace B, comme on l’appelle) portera son nom.

« Ça fait vraiment chaud au cœur, a-t-il dit lorsque joint par l’auteur de ces lignes. C’est un privilège, un grand privilège, et je l’accepte au nom de tous ceux qui travaillent pour nos jeunes et pour le sport chez nous. Et ils sont très nombreux ! »

La cérémonie aura lieu à 12 h 45, avant la présentation de la finale de la classe AAA du Tournoi international de hockey bantam, Jean Patenaude ayant contribué à la fondation de l’événement au début des années 70. Le moment sera parfait.

« Papa est heureux, mais vous le connaissez, il est modeste, a expliqué son fils Guy, qui regardait la séance du conseil avec lui l’autre soir. Quand il a appris la nouvelle, il a dit : “Pourquoi moi ? ” Mais on sait tous pourquoi c’est lui qui recevra cet honneur. »

La Ville de Granby a décidé d’honorer ses grands ambassadeurs du monde du sport et le nom de Jean Patenaude est sorti très rapidement lorsqu’il a été question de donner un nom à la patinoire principale du centre sportif Léonard-Grondin.

Et on comprend effectivement pourquoi. À 75 ans, Jean Patenaude a servi en tant qu’entraîneur, organisateur et recruteur, principalement au hockey, mais il a aussi servi au baseball, à la balle-molle et même parfois dans le domaine culturel. Il a donné de son temps aux petits hockeyeurs, aux Vics, aux Bisons, aux Prédateurs, à des milliers de jeunes sportifs qui, aujourd’hui, lui disent merci.

Sur Facebook, un groupe a été formé en prévision de l’hommage du 24 février. Les témoignages sont nombreux et bien souvent touchants.

« On parle souvent de l’implication de mon père auprès de l’élite, mais il a encore aidé combien de jeunes lorsqu’il travaillait pour les Loisirs de Granby ? , a demandé son fils. La grande force de papa, c’est qu’il comprenait les jeunes. »

Même si sa santé est chancelante et que les séjours à l’hôpital se sont multipliés au cours des derniers mois, Jean Patenaude demeure un habitué du centre sportif Léonard-Grondin. Et il vous fera encore une analyse détaillée des forces et des faiblesses des Inouk avec plaisir si vous le lui demandez !

« Le bureau de papa, quand il travaillait aux Loisirs, c’était l’aréna. Il travaillait là, il faisait son bénévolat là et il a assisté à des milliers de matchs en tant que spectateur afin d’encourager les jeunes. L’aréna, c’est chez lui. »

En tant que directeur des loisirs et de la culture à la Ville de Saint-Césaire, Guy Patenaude se bat présentement pour doter la municipalité d’un nouvel aréna. S’il y a quelqu’un qui connaît l’importance d’un édifice comme celui-là dans la vie d’une collectivité, c’est bien lui.

« Il y a des vies qui se dessinent à l’aréna », a-t-il ajouté.

Et ça prend des Jean Patenaude pour aider à dessiner ces vies.