En terminant neuvième, Jean-François Corriveau a été le meilleur Québécois lors de la visite des pilotes de la série Super DIRTcar au mois de juillet à l’Autodrome Granby.

Jean-François Corriveau, le pilote qui détonne

Jean-François Corriveau est débarqué sur le tard dans l’univers du stock-car sur terre battue. Après avoir disputé une saison en sportsman en 2006, il a entrepris, une dizaine d’années plus tard, à l’âge de 41 ans, une carrière en modifié. Et il a l’intention de poursuivre l’aventure encore longtemps.

Corriveau, un régulier à l’Autodrome Granby, sera l’un des sept Québécois à rouler avec un moteur à gros bloc, vendredi soir, alors que les Américains et les Ontariens de la série Super DIRTcar débarqueront en ville lors du tout dernier programme de la saison présenté au complexe de la rue Cowie.

« À ma toute première course en modifié, j’ai gagné une épreuve hors-concours à Saint-Guillaume et j’ai attrapé la piqure, lance celui qui a fini 11e au championnat à l’Autodrome cette saison. Et peu de temps après, j’ai fait une course en gros bloc. Et là, j’ai tripé très, très fort. Depuis, je fais une dizaine de courses en gros bloc par année. »

Steve Bernard, Yan Bussière, Paul Saint-Sauveur, François Bellemare, Pierre Hébert et Yanick Mathieu rouleront aussi avec un gros bloc vendredi soir. Une quinzaine de pilotes venus des États-Unis et de l’Ontario sont attendus à l’Autodrome.

Le pilote du Plateau

Jean-François Corriveau détonne un peu dans le petit monde du stock-car sur terre battue. Ainsi, il a commencé sur le tard, il court davantage pour le plaisir que pour la victoire et il habite Montréal, plus précisément sur le Plateau-Mont-Royal. Non, ne cherchez pas d’autres pilotes qui vivent sur le Plateau, vous n’en trouverez pas. Et il ne travaille pas dans le domaine de l’automobile non plus, lui qui est restaurateur.

« C’est vrai que je n’ai pas le profil du pilote type, avoue-t-il en riant. Mais j’adore mes fins de semaine aux courses. Je vais à Granby, à Drummondville, à Saint-Marcel et à Cornwall et je fais aussi quelques épreuves en gros bloc à l’extérieur du Québec. Je pars de chez moi le vendredi à bord de mon motorisé, je fais du camping partout, je me fais de bons barbecues, je décroche du travail et je finis par rentrer à Montréal, heureux, le dimanche soir. »

Il a remporté sa première course cet été, à Cornwall. Et lors de la dernière présence des pilotes de la série Super DIRTcar à Granby, au mois de juillet, il a terminé neuvième, ce qui a constitué la meilleure performance québécoise.

« Quand je cours en gros bloc, j’ai l’impression de jouer dans la Ligue nationale tellement les gars sont bons. Juste à partager la même piste qu’eux, j’apprends tellement. C’est un gros, gros trip à chaque fois. »

Matt Sheppard, champion en titre de la série et actuel meneur au classement, est l’un de ses bons amis. L’Américain travaille même sur la voiture du Québécois.

« La nuit, je ne rêve pas de grandes victoires ou de championnats. Par contre, je veux devenir meilleur, je veux m’améliorer. Et j’ai l’impression que je me suis amélioré cette saison. Avoir du plaisir et m’améliorer, ce sont mes objectifs. »

Corriveau avouera que rouler à toutes les semaines aux côtés des David Hébert, Steve Bernier, Steve Bernard et cie demeure un gros défi.

« Ces gars-là, ce sont des pros, des vrais. J’ai énormément de respect pour eux. Et j’aime l’idée que, tranquillement, ils en ont de plus en plus pour moi… »