« Je ne changerai rien à notre système de jeu, je suis là pour assurer une continuité », explique Patrick Bergeron.

«Je ne réinventerai rien» - Patrick Bergeron

Au cours des trois prochaines semaines, Patrick Bergeron sera le patron derrière le banc des Inouk. Ça commence vendredi soir alors que les Flames de Gatineau s’amènent au centre sportif Léonard-Grondin.

Voyez-vous, Patrice Bosch quitte en matinée pour Toronto, où il entreprendra son aventure à titre d’entraîneur-chef d’Équipe Canada Est, qui participera au Défi mondial de hockey junior A du 10 au 16 décembre à Truro, en Nouvelle-Écosse. Le camp de sélection a lieu à Etobicoke, en banlieue de la Ville Reine. 

William Leblanc (44 points, dont 22 buts, en 25 matchs) prendra part au camp de sélection. Ses chances de se tailler une place sont excellentes. Il jouera avec les Inouk vendredi avant, à son tour, de s’envoler pour Toronto. 

« Je ne changerai rien à notre système de jeu, je suis là pour assurer une continuité, explique Bergeron. Peut-être que le style de coaching sera un peu différent, mais je ne réinventerai rien pour le reste. »

Bergeron a déjà dirigé les Inouk. Il a aussi travaillé dans le midget AAA, dans le junior AA et avec l’équipe nationale des sourds. Il est aussi le responsable du programme de hockey à Massey-Vanier. Bref, Bosch part la tête en paix. 

Jean-François Leblond, qui a remplacé Santino Pellegrino comme adjoint à Bosch, assistera Bergeron derrière le banc. 

« Je vais m’occuper des attaquants et Jean-François, des défenseurs. Je ne suis pas inquiet », souligne celui que tout le monde appelle Bergie. 

Gabriel Waked affrontera les tirs des Flames. Laurent Minville (cheville) sera encore absent. 

Un beau défi

Patrick Bergeron sera le patron pour une période de six matchs. Et le week-end qui commence, avec des affrontements contre Gatineau et le Collège Français, à Longueuil dimanche, est clairement celui qui fait le plus peur. Ensuite, les Inouk croiseront le fer avec Saint-Lazare deux fois, Montréal-Est et Princeville. 

« Il faut affronter tout le monde et on va le faire, reprend Bergeron. Les Flames sont la seule équipe du top 6 de la ligue que nous n’avons pas encore battu cette saison. C’est une formation qui est bien dirigée, qui a du talent et qui travaille bien. C’est un beau défi pour partir. »

Gatineau a une fiche de 16 victoires, six défaites et quatre défaites en bris d’égalité. On parle ici d’une équipe qu’on est peu habitué de voir parmi l’élite de la Ligue de hockey junior AAA. Les Inouk ont un dossier (16-6-3) pratiquement similaire. 

« Les gars savent que ça ne sera pas facile. Mais nos joueurs ont du caractère et je sais qu’ils seront prêts », affirme Bergeron.