«On travaille fort pour gagner des matchs de hockey et les gars ne méritaient pas de se faire enlever trois victoires. C’est dur à prendre», affirme Patrice Bosch.

«Je n’ai rien échappé», assure Bosch

« Ça fait longtemps que je fais du hockey. Et si je l’avais échappé, je m’excuserais comme un homme. Mais je n’ai rien échappé. L’affaire, c’est qu’on parle ici de systèmes qui ne se parlent pas. L’histoire, c’est ça. »

Patrice Bosch a à son tour commenté les lourdes sanctions imposées aux Inouk pour avoir utilisé des joueurs inadmissibles. Rappelons que la troupe granbyenne s’est fait retirer les victoires qu’elle avait remportées face au Révolution du Lac Saint-Louis, le 7 septembre, face aux Cobras de Terrebonne, le 9 septembre, et face au Collège Français de Longueuil, le 23 septembre. Selon le comité de discipline de Hockey Québec, les Inouk n’avaient pas le droit d’insérer Nathan Martel dans leur alignement les 7 et 9 septembre alors que, selon le comité d’appel de la Ligue de hockey junior AAA, ils n’avaient pas le droit d’aligner Thomas Caron le 23 septembre.

L’histoire a pris des allures rocambolesques. Le comité de discipline de Hockey Québec a ainsi renversé la décision du comité d’appel de la LHJAAAQ, qui avait lui-même renversé celle des autorités du circuit Laporte dans le dossier Martel, tandis que le comité d’appel de la LHJAAAQ a renversé la décision du circuit Laporte dans le dossier Caron.

« Mon président (Marco Bernard) l’a dit : on ne comprend pas, a expliqué Bosch, directeur général et entraîneur des Inouk. Je ne dirai rien dans le cas du dossier Caron puisque nous sommes à évaluer nos options. Mais dans le cas de Martel, nous ne savions simplement pas qu’il avait été suspendu par la Ligue midget AAA à la fin de la dernière saison. »

Manque de communication?

Selon Bosch, les Inouk ont simplement été victimes d’un manque de communication entre les différentes ligues impliquées.

« J’ai beau voir à mes affaires, comment est-ce que je suis supposé savoir que tel gars qui débarque chez nous a été suspendu trois mois plus tôt dans une autre ligue? Moi, je ne ferai certainement pas porter cette responsabilité à un jeune de 17 ans qui s’amène ici avec sa poche de hockey sur l’épaule. Il faut que les systèmes se parlent et là, ils ne se parlent pas! »

Le dossier Caron, on le répète, est particulièrement complexe. L’attaquant, rappelons-le, a écopé d’une suspension d’un match à la suite d’une rencontre préparatoire des Remparts de Québec, son équipe dans la LHJMQ, au mois d’août. Les versions sont nombreuses au sujet de ce que les Inouk ont fait et auraient dû faire.

Les Cobras ont amené le dossier de Nathan Martel devant le comité de discipline de Hockey Québec. Les Inouk, comme le disait le commissaire Jacques Laporte dans La Voix de l’Est, pourraient faire de même avec le dossier Caron. Bosch a mentionné que la question était à l’ordre du jour des gens de l’organisation mercredi.

« Je n’ai pas pu me présenter devant Hockey Québec dans le dossier Martel en raison d’une obligation familiale. C’est encore plus frustrant. »

Bosch prévoyait parler à ses joueurs mercredi afin de leur expliquer tout ce qui se passe présentement. « On travaille fort pour gagner des matchs de hockey et les gars ne méritaient pas de se faire enlever trois victoires. C’est dur à prendre. »

Des matchs à gagner

Et à travers tout ça, les Inouk ont deux matchs en autant de jours à disputer. Ils seront à Valleyfield jeudi soir avant de recevoir les Rangers de Montréal-Est vendredi. Le contexte est particulier.

« Qu’importe ce qui se passe, il faut continuer à jouer, à s’améliorer et à gagner des matchs », a dit Bosch.

Nicolas Roy (genou), Félip Bourdeau (cheville) et Thomas Caron (parti disputer trois autres matchs avec les Remparts) seront absents. Alexis Chicoine et Vincent Lampron représentent quant à eux des cas douteux pour jeudi.