Mickael Filion est un défenseur capable de prendre soin de lui. L'élément robustesse de la LHSAAAQ ne lui fait pas peur.

«Je me sens chez nous dans la région» - Mickael Filion

Après avoir passé les deux dernières saisons en France, Mickael Filion a décidé de rentrer au Québec pour des raisons essentiellement personnelles. Et il était très heureux lorsque les Maroons ont appelé son nom lors du repêchage de la Ligue de hockey senior AAA au cours de l'été.
« J'ai joué trois ans à Granby, avec les Inouk, et je suis très à l'aise dans la région, je me sens chez nous, a expliqué le défenseur de 23 ans avant de quitter pour Windsor, où les Maroons entamaient leur nouvelle saison, vendredi soir. En plus, l'organisation a bonne réputation et il y a d'excellentes foules aux matchs locaux. Les Maroons, honnêtement, c'était un naturel pour moi. »
Sans compter qu'il a joué avec Charles Power et Félix Guilbault à Granby, que l'adjoint de Miguel Fortin, Olivier Laliberté, faisait partie du personnel d'entraîneurs des Inouk à l'époque où il y était, et qu'il a joué avec Alexandre Coulombe- et Guillaume Pelletier dans le midget AAA.
« Quand je suis rentré dans le vestiaire la première fois, je me sentais déjà à l'aise. Il y avait plein de visages que je connaissais. Ça aide grandement à l'adaptation. Il y a toujours quelque chose de rassurant- là-dedans. »
Filion, qui a remporté la coupe Napa avec les Inouk en 2014 et qui a été le capitaine de l'équipe en 2014-2015, est un défenseur capable de prendre soin de lui. Par conséquent, l'élément robustesse de la LHSAAAQ ne lui fait pas peur.
« Les partisans des Inouk s'en souviennent : les coins de patinoire ne me font pas peur, et même si je ne suis pas ici pour me battre, je n'ai pas peur de jeter les gants. »
Une belle expérience
Filion dit avoir adoré son expérience en France. S'il était préférable pour lui de rentrer au Québec, il affirme qu'il n'a pas mis une croix à jamais sur un retour en Europe.
« Ça a été une belle expérience sur la glace, mais ça a aussi été une belle expérience de vie. La première saison, je jouais en banlieue de Paris et la seconde, j'étais dans la région des Alpes. Quel Québécois n'a jamais rêvé de voir Paris et les Alpes ? Moi, j'ai pas juste vu, j'ai vécu en France. »
Il mentionne avoir apprécié le choc culturel. « On parle la même langue, mais pour le reste, on ne pense pas pareil, on n'a pas la même mentalité, on ne vit pas de la même façon que les Français. »
Dans la LHSAAAQ, il va renouer avec les petites patinoires. Il s'était habitué à autre chose de l'autre côté de l'Atlantique.
« On n'a tellement pas de place pour patiner ici à comparer à là-bas. Mais c'est le hockey nord-américain avec ses forces et ses faiblesses. C'est correct. »
À 23 ans, Filion, qui est originaire de Coaticook, s'est installé à Lac-Mégantic avec sa blonde. Oui, il va voyager cet hiver.
« Ça ne me dérange pas. Je vais aussi m'occuper des jeunes qui jouent au hockey à l'école secondaire La Ruche, à Magog. J'aime quand ça bouge, j'aime quand je suis occupé. Et se promener, quand c'est pour le hockey, c'est pas mal plus l'fun. »