Directeur général des Inouk jusqu’à la fin de la saison, Samuel Bessette (à gauche) a offert le poste d’entraîneur-chef au Granbyen Jason Tracey.
Directeur général des Inouk jusqu’à la fin de la saison, Samuel Bessette (à gauche) a offert le poste d’entraîneur-chef au Granbyen Jason Tracey.

Jason Tracey à la barre des Inouk

Pour la troisième fois en l’espace de six mois, les Inouk ont embauché un entraîneur-chef issu du hockey scolaire dimanche. Après Patrick Bergeron et Charles Rondeau, Jason Tracey tentera de relancer l’équipe, qui ne cesse de décevoir cette saison.

Après avoir fait ses classes pendant neuf ans dans le volet scolaire, Tracey a été placée à la tête des «nouveaux» Gouverneurs bantam AAA relève de l’école Massey-Vanier, qui se retrouvent au milieu du peloton dans la Ligue de hockey d’excellence du Québec. 

En plus de cumuler les deux rôles, le Granbyen de 31 ans demeure aussi actif comme joueur. Il a d’ailleurs disputé les deux derniers matchs des Bisons au niveau senior AAA. 

«Jason était dans ma mire depuis longtemps. Je trouve qu’il cadre bien avec notre philosophie. J’ai travaillé fort pour qu’il accepte le poste», s’est réjoui Samuel Bessette, qui remplit les fonctions de directeur général jusqu’à la fin de la campagne.

«Jason est très structuré au plan stratégique. C’est aussi un gars d’émotions, qui peut tirer le maximum de ses joueurs», a-t-il ajouté.

Sa décision a été approuvée par Marco Bernard, copropriétaire et administrateur de l’OBNL qui gère les Inouk. 

Jason Tracey dirigera notamment son cousin Brandon, acquis par les Inouk à la mi-décembre. Même si la relation entre Bergeron et son fils Joakim a créé quelques remous, l’aspect familial n’a pas été considéré dans le plus récent processus d’embauche. 

Tracey était appuyé par Maxime Cyr (Titans du Verbe Divin) et Sébastien Gauthier (Gouverneurs de Massey-Vanier) à Saint-Jérôme dimanche après-midi, mais leur statut sera réévalué en début de semaine.
Avant d’affronter les Panthères, les Inouk avaient perdu leurs cinq précédents — et sept de leurs 10 derniers. Ils occupaient le septième rang du classement général dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec, avec un point de plus que les Forts de Chambly et un coussin de trois points par rapport aux Rangers de Montréal-Est.

Les séries avant tout

Plus de dix ans après un bref passage dans l’uniforme granbyen, Jason Tracey a oeuvré comme responsable des unités spéciales au début de la présente saison, alors que Bergeron était aux commandes. Puisque son horaire est désormais moins chargé, il a accepté de devenir le grand patron derrière le banc. 

«Dernièremenent, il y a beaucoup de négatif autour des Inouk. Moi, je suis un gars super positif et j’adore le hockey. Sam Bessette est mon ami et je sentais qu’il avait besoin d’être épaulé dans ce processus», a expliqué Tracey.

«Je viens aussi pour redonner le goût de jouer à des jeunes qui ne l’ont pas eu facile.»
Bien conscient qu’il revient au sein d’une organisation secouée par une crise majeure, Tracey désire avant tout assurer la place des Inouk en séries.

«Je suis un compétiteur qui veut gagner chaque match. Je déteste perdre et ça va se refléter dans mon style de gestion», a-t-il affirmé. 

Les deux derniers entraîneurs-chefs des Inouk ont déploré un manque d’engagement dans le camp granbyen. Samuel Bessette affirme d’ailleurs que Jason Tracey ira de l’avant avec «ceux qui ont vraiment envie de jouer».

S’il confirme qu’on lui a donné carte blanche, Tracey voulait d’abord «laisser la chance aux coureurs» dimanche et lundi face aux Rangers de Montréal-Est. Il prendra ensuite les décisions qui s’imposent.

Rappelons que le deuxième mandat de Patrick Bergeron à la barre des Inouk s’est soldé par un congédiement à la mi-novembre. Son successeur, Charles Rondeau, a démissionné le 24 janvier, après une défaite de 8-4 contre les modestes Shamrocks du West Island.

L’embauche de Tracey, qui collabore étroitement avec Bergeron chez les Gouverneurs, démontre néanmoins que les ponts ont déjà été rebâtis entre les deux organisations.

Contacté dans le cadre du processus, David Lapierre était déjà trop occupé avec les Bisons et le programme de l’école De Mortagne. Il estime toutefois que son ancien club a fait «un très bon choix» avec Tracey, qu’il connaît bien.