Après quatre matchs, Jason Crack affiche trois buts et autant de passes.

Jason Crack: comme revenir à la maison

Après avoir passé un tour la semaine dernière, Jason Crack sera de retour dans l’alignement des Bisons face au Métal Pless de Plessisville vendredi soir au centre sportif Léonard-Grondin.

«Quand ça va aussi bien pour l’équipe, c’est difficile de rester assis à regarder le match depuis la galerie de presse, mentionne Crack. Mais j’ai pu voir d’un autre l’angle les gradins bien garnis et ça, c’était l’fun.»

Crack, qui a raté plusieurs matchs la saison dernière en raison d’une commotion cérébrale, s’est plaint de sentir de la pression à la tête à la suite du match à Joliette il y a deux semaines et les gens des Bisons n’ont voulu prendre aucun risque et lui ont demandé de se reposer un peu.

«Mais là, tout est beau, je suis prêt à revenir. Honnêtement, ça aurait été dur pour les dirigeants de l’équipe de me convaincre de rater un autre match!»

Après quatre matchs, l’athlète de 25 ans a une fiche de trois buts et autant de passes. Il dominait d’ailleurs le classement des marqueurs des Bisons avant d’être placé au repos forcé il y a une semaine.

«C’est un bon départ, c’est vrai. Mais tout le monde joue bien depuis le début de la saison. C’est l’fun ce qui se passe.»

La campagne a beau être encore jeune, Crack est convaincu que les Bisons ont ce qu’il faut pour jouer au hockey longtemps cette saison.

«On a tellement plus de profondeur que les années passées. Et le bel enthousiasme qu’il y a autour de l’équipe est contagieux. On a toujours hâte de se rendre à l’aréna pour le prochain match.»

Comme les autres, Crack a de bons mots pour David Lapierre, avec qui il a remporté la Coupe Napa en 2014 avec les Inouk.

«Dave, c’est toute une tête de hockey. Même si c’est plus compliqué au niveau senior parce qu’il n’y a pas de séances d’entraînement, il a implanté une structure et un système de jeu. Il mange du hockey et il connaît la game. Les gars l’écoutent et le respectent.»

Pas surpris

Jason Crack est un bon Granbyen et il avoue ne pas être surpris par le succès populaire remporté par les Bisons, qui ont attiré plus de 1000 spectateurs lors de leurs deux premiers matchs locaux.

«Je pense qu’on offre aux gens d’ici quelque chose qui manquait. Notre hockey est rapide, le calibre est élevé et c’est du hockey robuste. Je dirais que c’est du hockey… complet. Et le fait qu’il y ait autant de gars de Granby et d’anciens Inouk dans l’alignement est un autre atout en notre faveur.»

Crack en est un autre qui a aimé jouer à Waterloo. Mais il est heureux de renouer avec l’aréna où il a joué toute sa vie, ou presque.

«C’est un peu comme revenir à la maison. Waterloo, ce n’était pas loin, mais ça reste plus simple pour les gens de ma famille et de ma belle-famille de venir me voir jouer. Et les gars dans l’équipe se sentent privilégiés de jouer dans un aussi bel endroit, dans d’aussi belles installations. Clairement, c’est le plus beau building de la ligue.»

Et s’il n’en tient qu’à Crack, le centre sportif Léonard-Grondin n’a pas fini de vibrer au rythme de son équipe senior.

«Pour moi, c’est une grosse fierté de jouer pour l’équipe de ma ville. C’est une motivation de plus, c’est certain. Et c’est la même chose pour les autres gars de Granby dans l’équipe. On veut gagner pour notre équipe et on veut gagner pour notre ville.»