Jarome Iginla derrière le banc des Terriers de Boston.
Jarome Iginla derrière le banc des Terriers de Boston.

Jarome Iginla de retour à Waterloo

Jarome Iginla est de retour au Tournoi national de hockey pee-wee de Waterloo, cette fois avec son fils cadet, Joe, porte-couleurs des Terriers de Boston, en classe AAA relève. Et on vous le dit tout de suite : le futur membre du Temple de la renommée est toujours de commerce aussi agréable.

« Je suis franchement content d’être de retour, a lancé Iginla, qui est membre du personnel d’entraîneurs des Terriers. Waterloo est synonyme pour moi de très beau tournoi, très bien organisé, où les jeunes sont traités comme des pros. J’adore ça ! »

Les Terriers d’Iginla avaient deux matchs à l’horaire vendredi. Ils ont bien commencé leur journée en défaisant les Pionniers de Lanaudière 4-1. Joe Iginla a récolté une passe dans la victoire.

« On a une belle équipe et on pense qu’on peut faire un bout de chemin ici en fin de semaine, a repris Iginla. Mais ce que j’aime le plus d’un événement comme celui-ci, c’est que les jeunes apprennent plein de choses. Le niveau de jeu est plus relevé, ils doivent composer avec un certain stress, etc. C’est très, très formateur. »

Iginla aime le coaching, mais il n’est pas rendu à penser à une véritable carrière d’entraîneur.

« J’aime enseigner, mais le coaching me permet d’abord et avant de vivre de bons moments avec mes enfants. Je m’occupe aussi de l’équipe de Tij (avec lequel il a triomphé en classe AAA relève il y a deux ans à Waterloo) et je suis de près ma fille, qui joue également au hockey. Présentement, Tij est en tournoi dans le New Jersey et ma femme, qui l’accompagne, me tient au courant de tout ce qui passe par textos. Le hockey prend beaucoup de place chez nous, encore plus qu’à l’époque où je jouais ! »

Non, Iginla ne fait pas la grosse tête. Il coache avec sa grosse tuque rouge aux couleurs d’Équipe Canada sur la tête, en jeans, il sourit à tout le monde et il ne refuse aucune demande de selfie ou d’autographes.

Rappelons qu’un parle ici d’un bonhomme qui a marqué 625 buts et qui a récolté 1300 points dans la Ligue nationale et qui a eu son chandail retiré par les Flames de Calgary. Et qui, accessoirement, a des gains estimés à 90 millions US en carrière selon le site capfriendly.com.

« Les mentalités changent »

Jarome Iginla reste très au fait de ce qui se passe dans l’actualité de la Ligue nationale même s’il est à la retraite. Et bien sûr, le dossier de Bill Peters, qui a démissionné de son poste d’entraîneur des Flames à la suite d’allégations de racisme et d’abus physique, l’a interpellé.

« J’ai rencontré Peters une seule fois et il a été très gentil avec les membres de ma famille et moi. Mais tout ce qui se passe présentement est positif, je crois. Il y a des choses qui sont inacceptables dans la société et qui ne sont pas plus acceptables dans le monde du hockey. À cet égard, je pense que les mentalités évoluent pour le mieux et que la Ligue nationale est sur la bonne voie. »

Iginla affirme qu’il a été victime de racisme une fois au cours de sa carrière.

« C’était à ma toute première saison dans la Ligue nationale, en 1995-96. Un joueur de l’autre équipe m’avait dit que je devrais plutôt jouer au basketball. C’était pas la fin du monde, mais ce n’était pas correct. »

Le hockey est un sport plus international que jamais et les minorités doivent être protégées, selon lui.

« Il n’y a pas que les athlètes de couleurs, il y a les Québécois, les Européens et toutes les minorités dont il faut prendre soin. J’avais l’impression à mes débuts que la Ligue nationale commençait à être consciente de ces réalités et j’ai l’impression qu’elle l’est de plus en plus. Et tant mieux ! »

En effet.