David Morin (président d’honneur de l’International), Francis Millien (vice-président de la Fédération de soccer du Québec), Érika Arès St-Onge (coordonnatrice de l’International) et Bruno Paré (président du club Les Cosmos)

International de soccer Jean-Yves Phaneuf: toujours plus grand

Une année record s’annonce encore pour la 41e mouture de l’International de soccer Jean-Yves Phaneuf : 5900 joueurs répartis dans 393 équipes s’affronteront pour un total de 735 matchs sur 32 terrains en trois jours. Préparez-vous, la frénésie du soccer frappera la région du 1er au 3 septembre.

« C’est comme réussir à faire les Jeux du Québec, année après année, toujours dans la même ville : c’est tout un exploit ! », a lancé d’emblée Serges Ruel, qui représentait le député fédéral de Shefford Pierre Breton à la conférence de presse, mardi soir.

En effet, comme si les 5900 participants de 16 ans et moins ne suffisaient pas, il faudra prévoir l’arrivée de 25 000 accompagnateurs, sans compter les 200 arbitres qui travailleront en partenariat avec la Fédération de soccer du Québec.

« En bon québécois, il y aura du monde à la messe ! », a résumé Martin Bélanger, coordonnateur général du club de soccer Les Cosmos de Granby, lequel présentera 25 équipes au tournoi.

On estime que cet achalandage génère annuellement près de 3,5 millions de dollars en retombées économiques pour la région.

Popularité intarissable
« Ça continue d’être un rendez-vous incontournable pour plusieurs. Il y a des équipes qui commencent à vouloir s’inscrire dès février, et on a même dû en refuser une cinquantaine à cause du manque de terrains », signale Bruno Paré, président des Cosmos.

Pourtant, le nombre de terrains a encore augmenté cette année : il y en aura 32 sur 17 sites répartis entre les municipalités de Granby, Bromont, Cowansville, Saint-Alphonse-de-Granby, Saint-Césaire, Saint-Paul-d’Abbotsford et Waterloo.

Mais à savoir si le tournoi pourrait s’étendre à d’autres municipalités pour augmenter sa capacité, M. Paré hésite. « C’est bien d’avoir des objectifs, mais on veut maintenir la qualité aussi, et on ne veut pas trop compliquer la gestion », a-t-il indiqué.

Selon lui, le meilleur gage de succès pour l’événement est avant tout le fait que les équipes — dont 85 % proviennent du Québec et 15 % de l’Ontario et des États-Unis — reviennent années après année.

L’ambiance festive jouerait également un rôle, estime M. Paré. Selon lui, l’International Jean-Yves Phaneuf est considéré par plusieurs comme un grand « party de fin de saison », étant donné que l’événement se déroule lors du week-end de la fête du Travail.

« C’est un beau moment pour les joueurs des Cosmos aussi. Ça leur permet de jouer avec des équipes qu’ils ne verraient pas autrement », a-t-il souligné.