La 45e édition de l'International Bromont est prévue du 22 juillet au 2 août.
La 45e édition de l'International Bromont est prévue du 22 juillet au 2 août.

International Bromont: «On ne décide de rien»

Non, la 45e édition de l’International Bromont n’a pas été annulée. Même que son directeur, Roger Deslauriers, a encore espoir de présenter l’événement, prévu du 22 juillet au 2 août.

«L’affaire, c’est qu’on ne décide de rien, explique l’homme de chevaux. En haut de nous, ici à Bromont, il y a la fédération canadienne de sports équestres, la fédération internationale, la santé publique, le gouvernement du Québec, alouette. Il faut avoir le OK de tout ce monde-là avant de dire : ‘'Oui, on va tenir notre événement!’'»

Deslauriers s’attend à pouvoir annoncer au début mai si, oui ou non, l’International aura lieu.

«La fédération internationale a des compétitions à gérer dans 124 pays. C’est clair que les responsables n’ont pas uniquement à Bromont à penser.»

Ceci dit, il a l’impression qu’il y a un sport où la distanciation sociale ne causerait pas problème, c’est bien le sien.

«Si ce n’est le cavalier sur son cheval, personne n’est collé l’un sur l’autre. Et on a de la place en masse sur notre site pour faire en sorte qu’il y ait une bonne distance entre les gens. Des solutions, il y en a.»

Clairement, Deslauriers n’a pas lancé la serviette. «C’est notre 45e édition qu’on prépare. C’est un beau chiffre, la marque d’une belle réussite. On veut le faire, mais on a très peu de pouvoir décisionnel.»

Le Concours complet, prévu en juin, a déjà été annulé. Avec 85% des compétiteurs en provenance des États-Unis, la question ne se posait même pas.

«Par contre, j’aimerais qu’on puisse recommencer à tenir des compétitions régionales et provinciales. Il faut donner un peu d’air à nos cavaliers, les jeunes comme les plus vieux. Il faut donner un peu d’espoir à notre monde.»

Du retard

Roger Deslauriers l’avoue : l’année 2020 n’est pas facile pour le sport équestre à Bromont. Avant qu’un mécène ne vienne sauver la situation, il s’en est fallu de peu, on le sait, pour que la saison soit purement et simplement annulée en raison d’un manque de fonds.

«Avant même la pandémie, on avait pris un peu de retard dans notre planification, avoue Deslauriers. Mais les choses, malgré tout, se présentaient bien. On sera prêts pour l’International… si on nous donne le feu vert.»

Pour le reste, Roger Deslauriers, qui est âgé de 74 ans, est à l’écoute des consignes de la santé publique.

«Je ne sors pas, sinon pour aller voir mes chevaux. Je reste tranquille, je suis la situation et j’attends des nouvelles des gens en haut de moi pour voir qu’est-ce qu’on va faire avec nos événements. Ma vie est assez simple ces temps-ci.»