«Les Inouk ont perdu seulement deux matchs après les Fêtes et ils nous ont battus cinq fois sur six au cours de la saison. Les statistiques jouent en leur faveur, il faut l'avouer», explique Pierre Petroni.

Inouk-Longueuil: Petroni prévoit «toute une série»

Parole de Pierre Petroni, les amateurs auront droit à de l'excellent hockey lors de la série opposant son Collège Français aux Inouk, à compter de mardi soir à Longueuil.

« On parle de deux excellentes équipes, deux équipes avec du talent et du caractère, a dit le vétéran entraîneur. Je pense que les gens vont véritablement en avoir pour leur argent. Ce sera toute une série. »

Petroni, qui ne compte plus le nombre de championnats qu’il a remportés au fil des ans avec sa formation, affirme toutefois que les Inouk doivent être considérés comme favoris, et ce, bien que le Collège Français ait terminé devant eux au classement et bien qu’il possède aussi l’avantage de la patinoire.

« Ils ont perdu seulement deux matchs après les Fêtes et ils nous ont battus cinq fois sur six au cours de la saison. Les statistiques jouent en leur faveur, il faut l’avouer. »

Mais Petroni est un fin renard qui connait tous les trucs du métier. Et il ne laissera pas les Inouk se sauver avec leur laissez-passer pour la grande finale de la Ligue de hockey junior AAA sans mot dire.

« Est-ce que le fait qu’ils nous aient battus cinq fois en saison régulière nous désavantage psychologiquement ? Je ne pense pas. On sait pourquoi on a perdu la majorité des matchs. Et à quoi est-ce qu’il faut s’attarder ? À nos cinq défaites contre Granby ou au fait qu’on ait perdu seulement huit rencontres en temps régulier tout au long de la saison ? Qu’est-ce que vous en pensez ? »

Puisque le Collège Français s’était débarrassé des Rangers de Montréal-Est en quatre petits matchs en ronde quart de finale, Petroni a eu le temps d’assister à la cinquième et dernière rencontre des Inouk face aux Braves de Valleyfield, mardi dernier.

« Avec quatre bons trios, six bons défenseurs et des joueurs dédiés à la cause, les Inouk sont très solides. Mais je peux vous dire une chose : Marc-Antoine Dufour est extraordinaire devant le filet. Waked [Gabriel] a fait une bonne job avant les Fêtes, mais Dufour, lui, est exceptionnel. Est-ce qu’il a seulement connu une performance ordinaire depuis qu’il joue à Granby ? »

Pour venir à bout des Inouk, le Collège Français devra jouer son meilleur hockey, poursuit-il.

« Il va falloir travailler fort, il va falloir être très bons, il va falloir faire preuve de discipline. J’imagine que Patrice Bosch se dit la même chose de son bord, remarquez... »

Des blessés et du renfort

À travers la LHJAAAQ, il a beaucoup été question du départ du gardien Gabriel Morency de Longueuil en cours de saison. Certains ont prétendu qu’il souffrait d’une commotion cérébrale, mais rien n’a jamais été confirmé. Pierre Petroni se contente de dire « qu’il est parti, point ».

« Il était bon, mais je suis très à l’aise avec Philippe Savard-­Massé devant le filet, a-t-il repris. On n’est pas mal pris avec lui. »

Maxime Chagnon, qui a amassé 84 points en saison régulière, est un cas incertain pour le début de la série face aux Inouk, lui qui n’a pas affronté les Rangers une seule fois en quart de finale. Aussi blessé, Louis-Philippe Dea, qui a récolté 52 points, est un autre cas douteux.

À l’opposé, la venue des attaquants William Lemay et Simon Gravel, en provenance du hockey collégial, s’avère très profitable au Collège Français.

« On perd des joueurs, on va en chercher d’autres. C’est ça le hockey junior », a terminé Petroni.