Le défenseur Marc-André Gauthier (no 66) et les Inouk font de l'excellent travail en infériorité numérique face aux Cobras.

Inouk : Granby domine la bataille des unités spéciales

Un week-end crucial attend les Inouk alors qu'ils disputeront les cinquième et sixième matchs de leur série face aux Cobras de Terrebonne.
Les Granbyens ont raté une belle occasion à domicile jeudi soir. Plutôt que de prendre les devants 3-1 dans cette demi-finale, ils ont vu Terrebonne créer l'égalité grâce à un gain de 6-3. 
« On n'a pas sorti notre meilleure performance, reconnaît le capitaine des Inouk, Marc-André Gauthier. Mais je pense que l'essentiel du crédit revient aux Cobras. Ils ont joué un excellent match. » « Ça reste une des meilleures équipes au pays. Mais on leur tient tête depuis plusieurs matchs », souligne-t-il.
Nettement favoris à l'amorce de cette série, les Cobras mènent jusqu'ici 190-156 au chapitre des lancers. En revanche, les Inouk dominent sans contredit la bataille des unités spéciales. Les Granbyens montrent notamment un pourcentage d'efficacité de 39 % sur le jeu de puissance. 
Mais c'est surtout leur rendement en désavantage numérique qui impressionne. À court d'un homme, les Inouk n'ont permis que 2 buts en 22 occasions. 
La longue portée du capitaine Gauthier est souvent mise à contribution dans cette phase de jeu. 
« C'est sûr que ça fait partie de ma tâche de jouer en désavantage numérique. Mais c'est vraiment une affaire d'équipe. Tous les gars n'hésitent pas à se jeter devant des tirs. Et on fait aussi beaucoup de vidéo pour mieux comprendre la stratégie adverse », indique le défenseur de 6 pieds 4 pouces. « Il y a aussi Nathan (Ward-Raymond) qui fait de très bons arrêts pour nous. »
Peu de changements
La série prend maintenant les allures d'un « deux de trois » disputé en l'espace de quelques jours. L'enjeu sera grand, que ce soit samedi à Terrebonne ou dimanche (16 h) pour le match no 6 au centre sportif Léonard-Grondin.
« On a beaucoup de profondeur. Deux matchs en deux soirs, ça ne nous fait pas peur », assure Gauthier. 
Interrogé vendredi après-midi, l'entraîneur-chef Patrick Gosselin indique toutefois que certains joueurs des Inouk sont embêtés par des blessures mineures. « En séries, c'est normal de devoir composer avec quelques bobos, estime-t-il. Mais grosso modo, on devrait à peu près garder le même alignement samedi. »
Advenant une égalité de 3-3, l'issue de la demi-finale se déciderait mardi prochain à Terrebonne.
La dernière chance de Joël Caron
Malgré la profondeur de leur alignement, les Inouk auront certainement besoin de la pleine contribution de Joël Caron ce week-end.
Meilleur marqueur des séries avec une récolte de 25 points en 10 parties, l'attaquant de 20 ans reconnaît qu'il a de la pression sur les épaules. En raison de son statut, il attire l'attention à chacune de ses présences sur la glace. 
« Mais en même temps, si l'autre équipe me surveille de près, ça donne plus de place à mes coéquipiers », souligne le numéro 96.
En pleine forme, Caron est capable de faire basculer une partie, voire une série. Il l'a d'ailleurs fait contre Valleyfield au tour précédent, marquant notamment le but vainqueur avec une poignée de secondes à écouler dans le sixième match.
« C'est sûr que je veux aider mon équipe... », se contente-t-il de dire, bien humblement.
En dépit de ses exploits individuels, Caron est toujours en quête d'une première présence en finale de la LHJAAAQ. À sa dernière saison au sein du circuit, il pourrait enfin atteindre son but au cours des prochains jours. 
« Ça commence avec un bon match samedi. Il va falloir sortir fort », a-t-il résumé.