«Je voyage, je me promène dans les arénas de la grande ligue et j’ai l’impression d’avoir le plus belle <em>job </em>du monde. Oui, je suis heureux!», affirme Hugo Hamelin en parlant de son emploi de représentant chez CCM.
«Je voyage, je me promène dans les arénas de la grande ligue et j’ai l’impression d’avoir le plus belle <em>job </em>du monde. Oui, je suis heureux!», affirme Hugo Hamelin en parlant de son emploi de représentant chez CCM.

Hugo Hamelin: «J’ai la plus belle job du monde !»

Après avoir connu une intéressante carrière dans la LHJMQ et avoir roulé sa bosse pendant sept ans au hockey professionnel, Hugo Hamelin a atteint la Ligue nationale… à sa façon. Et il en est fier.

« Ça fait 15 ans que je suis représentant pour la compagnie CCM, explique l’ex-gardien de but, qui vit toujours à Granby. Depuis environ huit ans, je m’occupe des gardiens de la Ligue nationale et de la Ligue américaine qui évoluent dans les marchés de l’est de l’Amérique du Nord. Je voyage, je me promène dans les arénas de la grande ligue et j’ai l’impression d’avoir la plus belle job du monde. Oui, je suis heureux ! »

Hamelin, qui a maintenant 46 ans et qui a une grande fille de 16 ans, voit à ce que les gardiens comme Carey Price, un de ses clients, aient toujours le meilleur équipement possible.

« C’est important de bâtir une relation avec eux, d’aller plus loin que la simple relation représentant-client. Je suis à leur service et il faut que je les écoute avec attention afin de répondre à leurs besoins. »

En riant, Hamelin affirme qu’une fois à la maison, il aime plus ou moins regarder le hockey à la télé. « Parce que lorsque je vois un de mes gardiens accorder un mauvais but, j’ai toujours peur qu’il remette son équipement en question ! », lance-t-il.

La période des camps d’entraînement et des débuts de saison, dira-t-il, est particulièrement occupée.

« C’est la période de l’année où je fais le tour de mes gardiens et que je voyage le plus. Ensuite, c’est davantage limité à des visites au Centre Bell [principalement pour rencontrer le ou les gardiens de l’équipe qui visite le Canadien], à Ottawa et Toronto. Tout de même, mon relevé d’Air Canada indique que j’ai utilisé les services de la compagnie 55 fois la saison dernière ! »

Hugo Hamelin a connu ses plus beaux succès chez les professionnels avec les Mudbugs de Shreveport.

« Mon université à moi »

Hugo Hamelin n’a jamais joué dans la Ligue nationale, mais après avoir évolué à Chicoutimi, Sherbrooke et Val-d’Or dans la LHJMQ, il a fait le tour des États-Unis en jouant dans différents circuits mineurs. Il a clairement connu ses meilleurs moments dans l’uniforme des Mudbugs de Shreveport, dans la Western Professionnal Hockey League, avec lesquels il a remporté deux championnats des séries.

« La deuxième fois, en 2000, j’ai même remporté le titre de meilleur joueur des éliminatoires, souligne-t-il, fièrement. En deux saisons en Louisiane, j’ai inscrit plus de 50 victoires tout en perdant moins de 20 matchs. Ce sont de très beaux souvenirs. »

En 2001-2002, il est rentré à Granby afin d’enfiler l’uniforme du Blitz, dans la Ligue semi-pro. Son arrivée, vu ses succès chez les pros, avait créé énormément d’enthousiasme.

« La première saison s’était plutôt bien passée, mais la deuxième, alors que l’équipe était devenue les Prédateurs, avait été catastrophique. Le club était mauvais et l’organisation, très déficiente. J’étais triste parce que je voulais vraiment jouer chez nous et avoir du succès. »

Avant de se retirer pour entreprendre sa carrière chez CCM, Hamelin a ensuite évolué à Saint-Jean et à Sherbrooke, toujours au hockey senior. Il est revenu dans le senior plus tard alors qu’il a été président, le temps de deux saisons, de la Ligue des Cantons-de-l’Est.

« Depuis longtemps, le hockey prend énormément de place dans ma vie. Mais c’est parfait comme ça puisque c’est ma passion. Et je me considère privilégié de pouvoir gagner ma vie avec mon sport. Mes années à parcourir les États-Unis dans les ligues mineures ont été mon université à moi. Mon seul et unique regret, c’est de n’avoir jamais joué en Europe. »

On pourrait aussi parler de ses quatre saisons dans la Ligue internationale de roller-hockey à Phoenix, Denver et Ottawa.

« Je me suis promené, j’ai vu plein de choses pendant ma carrière. Ça a été une belle aventure », termine Hugo Hamelin.