Guillaume Grenier à l’entraînement

Guillaume Grenier: la boxe dans le sang !

CHRONIQUE / Tous les enseignants vous le diront : on s’attache à nos élèves. Raison de plus lorsque l’on exerce cette profession dans une institution scolaire où les groupes-classes d’une vingtaine d’élèves font en sorte qu’on en vient à les connaître davantage et qu’au fil du temps, on développe avec eux de très belles relations.

Le sportif dont je vous relate le parcours aujourd’hui fut l’un de mes étudiants il y a six ans. Même si nous nous voyons beaucoup moins souvent qu’à l’époque, chaque fois je rencontre Guillaume Grenier, nous avons toujours autant de plaisir.

Pourtant, et il en conviendra assurément lui-même, Guillaume était loin d’être l’un de meilleurs étudiants, du moins en ce qui concerne ses résultats académiques.

Mais d’un autre côté, si nous avions pu remettre un méritas à l’étudiant le plus sympathique, il aurait certainement été mis en nomination. En d’autres mots, c’était un « bon p’tit gars » avec lequel j’ai toujours eu une belle complicité.

Lorsque j’ai appris qu’il s’était lancé dans la boxe, je me suis tout d’abord renseigné, et après avoir su tout le sérieux qu’il mettait dans la pratique de cette discipline, je l’ai contacté afin qu’il me raconte son histoire. 

Remarquez que le simple fait de le voir dans un ring ne me surprend nullement, car le jeune homme de 21 ans a toujours été un brin hyperactif. Je me rappelle que dans le temps, il avait souvent de la difficulté à rester bien assis sur sa chaise durant les 60 minutes que durait chacun de mes cours. Je le soupçonne d’ailleurs de l’avoir fait adéquatement à plusieurs reprises en raison du respect que nous avions l’un pour l’autre. 

Aujourd’hui, il m’appelle encore « Monsieur Danny », c’est vous dire…

Mais au fait, pourquoi la boxe ? « Depuis que je suis tout petit, j’ai toujours aimé regarder la boxe. J’avais beau dire à ma mère que je voulais en faire, elle n’a jamais voulu signer le formulaire de dérogation pour moi : elle avait trop peur que je me blesse ! Aussitôt que j’ai eu 18 ans et que je suis devenu majeur au sens de la loi, c’était évident que j’allais tout de même l’essayer : c’était plus fort que moi ! Et tel que prévu, j’ai attrapé la piqûre», raconte Guillaume.

« Par contre, même si je constate que je progresse énormément, je n’ai aucune ambition d’en faire une carrière professionnelle : je vois la boxe comme un hobby qui me permet de me défouler et de garder la forme. D’ailleurs, c’est ce dont nous avons convenu dès le départ avec mes deux entraîneurs. »

On conviendra toutefois que la possibilité de subir des blessures fait partie des risques incontournables pour quiconque pratiquant un sport de combat. Cela ne l’a-t-il pas déjà effrayé ? « Je me souviens d’une fois ou j’ai mangé une “maudite volée” à l’entraînement. Dans le but de peaufiner ma technique contre des boxeurs rapides, j’ai fait quelques rondes contre un poids léger de 150 livres (Guillaume, lui fait toujours osciller la balance à environ 185 livres) qui avait déjà neuf combats à son actif et il m’a pincé à plusieurs occasions de façon on ne peut plus solide… Sur le coup, je n’ai pas eu de commotion cérébrale, mais je peux te dire que j’ai eu mal au nez pendant une semaine ! Je n’ai d’ailleurs appris que quelques jours plus tard que le gars en question avait une fiche de neuf victoires, aucune défaite et qu’il avait remporté chacun de ses combats par KO ! Avec du recul, je crois qu’on me l’a envoyé pour ralentir quelque peu mes ardeurs, moi qui ai toujours le don de vouloir sauter les étapes… », relate-t-il avec un brin d’ironie… 

Ayant lui-même disputé son premier combat à l’automne 2017— qu’il a remporté haut la main en raison d’un arrêt de l’arbitre au 2e round —, Guillaume expliquera que c’est sa recherche constante de sensations fortes qui le pousse à se présenter au gym plusieurs fois par semaine. « C’est fou le rush  d’adrénaline que tu ressens une fois que tu es entre les câbles. Mais là, je suis aussi bien d’en profiter, car je sens que les responsabilités vont commencer à prendre le dessus dans un proche avenir… »

Hé oui ! Car on avait oublié de le mentionner, Guillaume a finalement reçu son diplôme d’études secondaires tout en poursuivant avec succès ses cours au Centre régional intégré de formation (CRIF) de Granby afin de devenir électricien, lui qui a même reçu une promesse d’embauche pour aller travailler à la Baie-James une fois sorti des bancs d’école.

Une autre preuve que lorsque l’on est une bonne personne, il ne faut jamais désespérer…

Et une bonne personne, Guillaume Grenier en est toute une !

Annabelle Frappier

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

J’ai été très surpris d’apprendre récemment – mais cependant très heureux pour elle, si elle est en paix avec cette décision ! — la retraite de la nageuse Annabelle Frappier, originaire de notre région. 

La jeune femme de 24 ans aura donc passé un peu plus de six années au sein de l’équipe canadienne de nage synchronisée, remportant notamment une médaille d’or aux Jeux panaméricains de 2015, en plus de trois autres au cours des championnats canadiens, toujours lors de cette même année. 

Ayant débuté son apprentissage en nage synchronisée au sein du club les Vestales de Saint-Hyacinthe alors qu’elle n’était âgée que de 7 ans, elle a gravi les échelons un à un, tant et si bien qu’elle fut recrutée par Synchro Canada 10 ans plus tard. 

Inutile de vous mentionner qu’Annabelle a connu une carrière amateur bien remplie, participant au passage aux prestigieux championnats du monde de la FINA.

Mais ce que tous retiendront d’Annabelle, outre son immense talent, c’est son extrême gentillesse, elle qui se faisait un devoir de distribuer les bons mots à tout un chacun en plus d’afficher, peu importe les circonstances, son éternel sourire.

On ne peut donc que lui souhaiter la meilleure des chances dans ses projets futurs…