«Les promoteurs et les pilotes, nous sommes des partenaires. Et il faut que tout le monde y trouve son compte», explique Dominic Lussier.

Grogne chez les pilotes: Lussier fait preuve d'ouverture

La rencontre entre les promoteurs de l'Autodrome Granby, du RPM Speedway et de l'Autodrome Drummond et les membres du comité des pilotes en modifié qui exigent un meilleur traitement financier a été qualifiée de « très positive » par Dominic Lussier.
Lussier, on le sait, est copropriétaire des pistes de Granby et de Saint-Marcel. Il était accompagné lundi soir à Saint-Hyacinthe de Yan Bussière, promoteur de la piste de Drummondville, et de Jean-François Tessier, copropriétaire à Granby et à Saint-Marcel­, qui s'est ajouté à la dernière minute.
De l'autre côté de la table, il y avait les pilotes Daniel Nadeau et Simon Perreault ainsi que Réjean Plante, qui dirige l'équipe de courses de Maxime et Josianne Plante.
« La rencontre a été constructive parce que tous étaient en mode solution et non en mode confrontation, a expliqué Lussier, qui a reçu tout le monde chez Lussier Chevrolet, la concession automobile qu'il possède avec sa famille. On a discuté calmement entre passionnés de courses et je pense qu'on a avancé. »
Les discussions ont suffisamment avancé pour qu'une autre rencontre ait été mise à l'agenda. Elle aura lieu le jeudi 15 décembre.
Dans l'édition de mardi de La Voix de l'Est, rappelons qu'un pilote inscrit en modifié a affirmé, sous le couvert de l'anonymat, qu'il y avait de la grogne au sein des coureurs de la catégorie et que certains menacent même de ne pas sortir leur voiture du garage la saison prochaine si leurs conditions financières n'étaient pas améliorées.
« Je comprends les gars, a repris Lussier. Aller aux courses, ça coûte cher, tout le monde le sait. On a regardé ça et on s'est posé trois questions. D'abord, est-ce qu'on doit mieux répartir les bourses ? Puis, est-ce qu'il faut les augmenter ? Enfin, y a-t-il une façon de réduire les coûts d'opération ? Moi, Jean-François et Yan, on s'est engagés à réfléchir à tout ça et à revenir avec des propositions au comité des pilotes dans une semaine. »
Une offre déjà supérieure aux autres
Dominic Lussier va faire des propositions au comité des pilotes, mais il serait très étonnant, à la lueur de ses propos, qu'il s'engage à augmenter les bourses.
« Il faut savoir que notre offre de bourses, à Granby, à Saint-Marcel­ et à Drummondville, est déjà supérieure à ce que les Ontariens et les Américains offrent aux pilotes des modifiés, a-t-il dit. Et elle sera encore supérieure même avec l'arrivée de Plattsburgh dans le paysage des courses sur terre battue. »
Lussier croit qu'une meilleure répartition des bourses pourrait toutefois satisfaire tout le monde.
« L'écart entre ceux qui obtiennent les meilleurs résultats (et plus souvent qu'autrement, les pilotes des équipes les plus riches) et ceux qui terminent loin de la tête (et plus souvent qu'autrement, les pilotes des équipes les plus pauvres !) peut clairement être révisé. Je pense qu'on détient une bonne partie de la solution en regardant de ce côté. »
Dans la même veine, Lussier a dévoilé des chiffres. À Granby, Saint-Marcel et Drummondville, un pilote qui prend le départ en modifié est assuré de 250 $. Et le gagnant de la finale reçoit entre 1500 $ et 4000 $, dépendant de l'importance de l'épreuve. Le gagnant d'une course mettant en vedette les gros blocs, lui, recevra 6000 $ en devises américaines.
Le copropriétaire de l'Auto­drome Granby et du RPM Speedway­ se dit enfin d'accord avec l'idée de réduire le nombre de tours imposés aux modifiés.
« On a commencé à regarder ça et je pense qu'on pourrait diminuer d'une centaine de tours sur le total de la saison à Granby­. C'est une façon de revoir les coûts à la baisse. »
Dominic Lussier est plutôt calme malgré la tourmente actuelle.
« Les promoteurs et les pilotes, nous sommes des partenaires. Et il faut que tout le monde y trouve son compte. Aussi, il ne faut pas pénaliser l'amateur de courses, celui qui paie son billet d'entrée toutes les semaines. »
Ça finit par faire pas mal de monde à considérer.