Deuxième favorite, Rebecca Marino disputera à Granby son premier tournoi en simple depuis la fin mai.

Granby, une étape importante pour Rebecca Marino

Sacrée championne du double féminin au Challenger de Gatineau samedi, Rebecca Marino était déjà de retour à l’entraînement sur les courts des Tennis St-Luc dimanche après-midi. Rétablie après une vilaine blessure à un pied, la Canadienne disputera à Granby son premier tournoi en simple depuis la fin mai.

En Outaouais, Marino et sa jeune compatriote Leylah Annie Fernandez ont vaincu la Mexicaine Marcela Zacarias et Chieh-Yu Hsu, du Taipei chinois, par la marque de 7-6 et 6-3 en finale du double féminin.

« Nous jouons toujours bien ensemble. Leylah est jeune et très habile. Et moi, j’apporte mon expérience. Je crois qu’on se nourrit mutuellement pour former une bonne équipe », a analysé la résidente de Vancouver en entrevue avec La Voix de l’Est.

Rebecca Marino reconnaît que ce titre était quelque peu inattendu pour la paire canadienne. « J’ai décidé de jouer seulement deux jours avant le début du tournoi. Je voulais simplement en profiter et m’amuser », a-t-elle raconté.

« À Gatineau, j’ai disputé mes premiers vrais matchs depuis ma blessure, donc c’était aussi un bon test pour savoir si je suis réellement prête. »

Marino s’est blessé lors de sa défaite contre la Kazakhe Elena Rybakina au second tour des qualifications des Internationaux de France, le 23 mai dernier. Elle a alors été touchée au niveau du fascia plantaire, un tissu qui supporte l’arche du pied.

Un revirement d’autant plus fâcheux considérant que la Britanno-Colombienne venait tout juste de remporter le tournoi « W60 » de Kurume, au Japon.

« Le processus a été frustrant, mais je suis heureuse d’être enfin de retour », a lancé l’athlète de 28 ans.

Fière du chemin parcouru

Il faut dire que Rebecca Marino n’en était pas à son premier défi.

Rappelons que cette dernière s’est retirée du tennis pendant cinq ans, à compter de février 2013. Marino reconnaît avoir traversé un épisode de dépression. Épuisée, elle a préféré se concentrer sur ses études universitaires en littérature.

Marino est cependant revenue au jeu au début de 2018. Elle s’est depuis rapprochée du niveau qui l’avait menée jusqu’au 38e rang mondial en 2011.

Alors classée 427e au monde, la Vancouvéroise avait profité d’un laissez-passer pour atteindre le tableau principal du Challenger de Granby l’été dernier. Cette fois, sa 143e place fait d’elle la deuxième favorite du tournoi.

« Je suis très fière du chemin parcouru. (...) Je me sens privilégiée de voyager et de gagner ma vie en jouant au tennis », a-t-elle mentionné.

Pas de pression

Malgré son statut à Granby, Rebecca Marino assure que ses attentes demeurent modestes.

« Je ne ressens pas de pression particulière. La plupart du temps, le classement ne signifie pas grand-chose. On peut très bien ne pas être favorite et gagner le tournoi. Tout se joue sur le terrain », a-t-elle fait valoir.

« Je veux surtout m’assurer d’être confiante au plan physique pour les Jeux panaméricains, qui viendront ensuite. »

Marino figure parmi l’équipe canadienne qui s’envolera pour Lima, au Pérou, à la fin du mois. Elle a aussi représenté son pays dans le cadre de la Fed Cup au printemps dernier, alors que le Canada s’est incliné contre la République tchèque.

Les qualifications féminines en simple débutent lundi au Challenger de Granby, puis les matchs du tableau principal suivront mardi. Rebecca Marino affrontera une joueuse qualifiée au premier tour.