Nicolas Campbell et Pierre-Luc Paquette, deux des quatre propriétaires du club de golf de Saint-Césaire

Golf Saint-Césaire: un rêve devenu réalité

CHRONIQUE / Vous connaissez le film Tin Cup, ce long métrage mettant en vedette Kevin Costner relatant l’histoire d’un professionnel de golf qui, entouré de quelques-uns de ses amis, parvient à réaliser son rêve ?

Tin Cup, c’est un peu aussi le récit de Pierre-Luc Paquette, l’actuel copropriétaire et directeur général du club de golf de Saint-Césaire.

Bien entendu, Pierre-Luc n’a jamais atteint le circuit de la PGA (Professionnal Golfer’s Association), mais son rêve, ainsi que celui de trois de ses potes — soit les frères Nicolas (directeur administratif) et Yannick Campbell (surintendant) ainsi que Richard Lacroix (investisseur) —, était de posséder son propre parcours. Lui et ses amis, tout comme les personnages interprétés par Costner et sa bande, exploitaient auparavant des champs de pratique. 

« Bien que Yannick, Nicolas et moi possédions, au début des années 2010, un driving range à Bedford et un autre à Saint-Hubert, nous avons saisi l’occasion, en 2012, d’opérer le club de golf de la Baie Missisquoi (appelé aujourd’hui golf du Lac Champlain). Nous l’avions alors loué dans le but bien avoué d’en devenir éventuellement les propriétaires. Début 2015, notre offre d’achat ayant été refusée, nous avons décidé de laisser tomber », raconte le sympathique Paquette, qui détient son attestation de golfeur professionnel. 

« Puis, au fil de nos conversations avec des gens de l’industrie, nous avons appris quelques mois plus tard que la Ville de Saint-Césaire cherchait à vendre son club de golf. Richard Lacroix, les frères Campbell et moi nous nous sommes donc réunis dans le but de déposer une offre d’achat. Offre qui a été acceptée ! Nous sommes donc les propriétaires de l’endroit depuis ce temps et, sérieusement, c’est la meilleure chose qui pouvait nous arriver ! »

On le croirait à moins, car il est effectivement vrai que le golf de Saint-Césaire occupe de plus en plus les conversations des golfeurs de la région. Et rares sont ceux qui ont des commentaires négatifs à son endroit. « De la façon dont l’industrie fonctionne, en semaine comme le week-end, les gens partent de la Rive-Sud de Montréal, descendent l’autoroute 10, et arrivent pour la plupart chez nous. Il ne faut pas oublier que nous sommes situés à seulement quelques secondes de route de la sortie 48 ! »

Mais que va trouver le golfeur au club de Saint-Césaire ? « Avant tout, les gens vont adorer la qualité de notre parcours, tout comme celle de notre cuisine, souligne Nicolas Campbell, lui-même un excellent “amateur” en vertu de sa marge d’erreur (handicap) de 1. Le terrain est à ce point en excellente condition tous les ans qu’il n’est pas rare de pouvoir y jouer les règles d’été (summer rules) à la mi-juin. De toute façon, nous (les quatre propriétaires) sommes des golfeurs et on a des yeux de golfeurs. Ce que je veux dire, c’est que le terrain est notre priorité et nous savons que c’est ce qui fait vendre. Les gens veulent tout d’abord avoir de beaux verts, de beaux tertres de départ et de belles allées et c’est ce que nous leur offrons. »

Affichant complet en 2018 avec 190 membres (95 « du lundi au vendredi » et 95 « pleins privilèges ») — ils en ont refusé 32, a confié Paquette —, on peut dire sans trop se tromper que les affaires roulent bien pour le quatuor. Pouvant compter sur la présence d’une soixantaine de tournois sociaux chaque saison, ainsi que sur la vente de 3 500 billets corporatifs, notamment dans les divers salons du golf, on apprendra que dès le 1er avril, près de 80 % des prévisions budgétaires pour l’année de golf en entier sont déjà encaissées. 

« On est vraiment contents de ce qui nous arrive, mais nous refusons de nous asseoir sur nos lauriers. On cherche constamment de nouvelles idées pour nous améliorer et innover pour que nos clients aient la meilleure expérience possible », explique Pierre-Luc Paquette, qui a déjà travaillé au club de Farnham au milieu des années 2000.

Est-ce à dire que le tout pourrait passer par l’octroi de contrats à des firmes telles que Tuango ou Groupon, qui se spécialisent dans la vente de billets permettant aux golfeurs d’un jour (green fees) d’obtenir une ronde à un prix dérisoire ? 

« Pour ma part, je dois avouer que de faire affaire avec de telles entreprises ne correspond vraiment pas à notre vision des choses, parce qu’au bout du compte, une fois le coupon vendu et l’intermédiaire payé, qu’il se nomme Groupon, Tuango ou peu importe, il ne revient presque plus d’argent au terrain... C’est beau le volume, mais encore faut-il qu’une ronde puisse se jouer en deçà de 4 h 30 ! »

« Quand Martin Ducharme était le gérant ici, il y a quelques années, il avait fait presque renaître le club de ses cendres et n’avait eu d’autres choix que d’offrir du “golf à rabais”. Il avait d’ailleurs effectué du très bon travail. Mais maintenant, nous avons réussi à fidéliser une bonne base de notre clientèle qui elle, est habituée de payer un juste prix pour jouer sur un terrain en excellente condition. Les gens aiment le terrain à ce point, que pour plusieurs, le golf est devenu leur deuxième maison ! C’est normal, car avant tout, chez nous, on vit un vrai trip de gang ! »

Exactement comme l’histoire de Tin Cup, n’est-ce pas ?

Bonne chance à mon ami, le lutteur Jacques Rougeau, qui enjambera les câbles pour une dernière fois ce soir.

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Aujourd’hui, le samedi 18 août, ce sera une soirée spéciale pour l’un de mes amis. C’est ce soir que Jacques Rougeau mettra définitivement un terme à sa carrière de 41 ans comme lutteur en présentant un gala au Stade IGA (parc Jarry) de Montréal. L’événement se nomme « Le dernier chapitre père/fils ». Le tout commencera sur le coup de 19 h 30. 

Lors de cette soirée s’inscrivant dans le courant du divertissement familial sans violence, Jacques mettra une dernière fois son maillot et ses bottines de lutte, et ce, en compagnie de deux de ses fils : Cédric, un géant de 6’07 et de 315 livres qui sera assurément une future vedette de la WWE, et Émile, un jeune de 18 ans promis lui aussi à un bel avenir. 

Quelques billets sont encore disponibles via le réseau Admission pour ceux et celles désirant aller encourager cette icône de la lutte professionnelle, non seulement au Québec, mais dans le monde entier.