Le sympathique Daniel Bernard est le directeur général du club de golf Miner.

Golf Miner: le temps des récoltes

CHRONIQUE / À ma dernière année chez les juvéniles au golf, il y a exactement 30 ans (comme le temps passe vite !), le club de golf Revermont d’Amqui était l’hôte du Championnat provincial junior et juvénile.

Représentant à la fois le Club les Vieilles Forges de Trois-Rivières pour le compte de la région de la Mauricie et le club Canton de Warwick pour celle de l’Estrie, j’étais alors classé au 4e rang en Mauricie et 2e en Estrie grâce à deux victoires consécutives, et surprenantes, au Mont Adstock près de Thetford-Mines et au club Hériot de Drummondville en début de juillet. À l’époque, les cartes de membre pour les juniors provenant de « l’extérieur » ne coûtaient que 35 $ pour l’été, une véritable aubaine puisqu’elles nous donnaient le droit, à nous golfeurs de la Mauricie, de participer à tous les tournois de l’Association de golf des Cantons-de-l’Est. Ça nous donnait la chance de cumuler deux fois plus de points afin d’être mieux positionnés pour nous classer en vue de participer au championnat !

À chacun de ces tournois, il y avait un grand jeune homme portant des lunettes qui évoluait au sein du quatuor qui me précédait. Il frappait la balle loin, même très loin, et ce, avec une étonnante régularité.

Arrivés à Amqui quelques jours plus tard, mon coach Luc Mercier, qui me servait alors de cadet, et moi, avons vu s’amener sur notre tertre de départ le longiligne golfeur en question. Je me souviens que les présentations ont été empreintes d’humour tout autant que les deux rondes que nous avions disputées ensemble dans le plaisir malgré l’intense compétition…

J’ai d’abord su qu’il se nommait Patrice Roy et qu’il portait les couleurs du club de golf Miner à Granby. En jasant avec lui, je ne pouvais que constater qu’il avait son club à cœur. Au terme du week-end où j’avais terminé au 7e et lui au 12e rang, il m’avait tendu un bout de papier en me disant : « Tu sais, on a vraiment eu du fun. Tiens, c’est mon numéro : si jamais, tu passes par Granby, appelle-moi, on ira jouer une game chez nous, au Miner. Tu vas voir, je pense que tu vas aimer ça ! »

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Bien entendu, les années ont passé et j’ai perdu la trace de Patrice.

Habitant jadis dans la région de Trois-Rivières, mes séjours à Granby étaient beaucoup plus fréquents en hiver, en raison du hockey !

Par contre, il y a une quinzaine d’années, lorsque Geneviève et moi avons décidé de nous établir dans la région, puisque je me rappelais les bons mots de Patrice, le Miner a été l’un des premiers à recevoir ma visite. Et effectivement, j’avais adoré les quelques rondes disputées sur ce parcours urbain qui, pour ainsi dire, ne se retrouve qu’à une distance de normale 5 — soit environ 450 mètres à vol d’oiseau — de l’hôtel de ville.

Puis, pour les besoins de cette chronique, je suis entré en contact il y a trois ans avec le directeur général du club, le sympathique Daniel Bernard, avec lequel je me suis lié d’amitié depuis.

Et à chaque été depuis 2016, je prends bien soin d’inscrire dans mon agenda au moins une visite au Miner afin d’effectuer pour vous, chers lecteurs, un compte-rendu de l’évolution du club.

Cette année n’y a donc pas fait exception…

Le club de golf Miner

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« Malgré le fait que la température n’a pas été très belle ce printemps, de l’ouverture le 22 avril dernier jusqu’au 31 mai, il s’est tout de même joué 650 rondes de 9 trous de plus qu’à pareille date en 2018, ce qui à mon avis, est tout à fait incroyable ! », a lancé d’entrée de jeu le DG du parcours de la rue Long.

« Bien entendu, cela est dû à l’arrivée de plusieurs nouveaux membres — ils sont maintenant 381 à fréquenter le club —, qui sont principalement des résidents de Granby, même si on en retrouve aussi qui proviennent d’ailleurs dans la région. »

« Il y a aussi l’émergence du développement domiciliaire des Boisés Martel, à proximité, qui nous a donné un précieux coup de main en ce qui a trait au recrutement. Les gens arrivent ici pour la première fois et constatent que l’on peut jouer à quelques pas du centre-ville. Ils trouvent donc l’emplacement parfait, d’autant plus que l’on peut leur offrir une série de 14 forfaits différents, qui sont presque devenus personnalisés ! »

« Chez nous, à l’interne, nous nous sommes quasiment fait un petit slogan : à nos clients nous disons : “dites-nous combien vous jouez de rondes et nous allons vous préparer un forfait ! ”, a-t-il conclu.