Danny Gélinas
Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.
Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.

Gilles Courteau et la LHJMQ ont bien fait les choses !

CHRONIQUE / Avant d’embarquer dans le vif du sujet, je dois vous faire une confession : j’ai toujours aimé côtoyer le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, que je connais depuis environ 35 ans.

Puisque nous sommes tous deux natifs de la Mauricie, à chaque fois que nous nous rencontrons, c’est comme si nous ne nous étions jamais laissés. Nous sommes tout sourire et heureux de nous raconter des anecdotes du « bon vieux temps ». Nos amis et connaissances proviennent également du même cercle.

Je partage aussi les mêmes sentiments envers son adjoint Martin Lavallée (que j’ai connu du temps où il était le président de la LHPS), son directeur des opérations hockey Pierre Leduc (un ancien collègue alors qu’à mes débuts dans la ligue, je donnais un coup de main à mon ami et mentor Michel Boucher avec le Collège Français de Verdun) et le dépisteur-chef de la Centrale de recrutement du circuit, Patrick Desrosiers (avec lequel j’ai travaillé comme recruteur sous les ordres de notre ami Luc Boucher avec le Drakkar de Baie-Comeau).

Étant donné la pandémie qui prévaut, il va sans dire que les rassemblements sont interdits. C’est pourquoi la LHJMQ devait effectuer tant sa loterie du mois passé (visant à déterminer l’ordre de sélection des premiers choix de son repêchage) qu’à sa séance de sélection annuelle de façon virtuelle.

Si la loterie a connu plusieurs difficultés techniques qui en ont déçu plus d’un lors de sa diffusion, la ligue ne pouvait se permettre pareil scénario en ce qui a trait à la séance de sélection du week-end dernier.

Et force est d’admettre que la LHJMQ aura réussi son pari avec très grande distinction, car en faisant notamment confiance à une entreprise de Granby spécialisée dans le domaine audiovisuel, la qualité des images présentées sur la chaîne YouTube du circuit était fantastique, même chose pour le son.

Toutefois, il semble qu’à l’interne, et on ne pouvait le voir à l’écran, quelques anecdotes savoureuses aient pimenté la soirée des différentes équipes, dont un échange assez hilarant entre la registraire de la ligue, la très distinguée Francine Lachance, et l’organisation des Tigres de Victoriaville.

À l’image de Roger Goodell, qui occupe le même rôle dans la Ligue nationale de Football, qui a aussi dû s’astreindre à présenter un repêchage virtuel, le commissaire Courteau paraissait très digne à l’écran. Et du point de vue du spectateur, rien ne semblait clocher.

Cette soirée fut à ce point une réussite que plusieurs se sont demandé s’il ne valait pas mieux privilégier dorénavant ce type de séance virtuelle plutôt que de rassembler chaque année les staffs des différentes formations, les joueurs, leur famille ainsi que tous les bedeaux désireux d’assister à l’événement dans les amphithéâtres abritant l’une ou l’autre des 18 concessions de la LHJMQ.

Comme me le mentionnait un éminent dépisteur qui en a vu d’autres, le fait de présenter le repêchage de cette façon « nous permet notamment de nous concentrer davantage sur notre tâche, car nous n’avons pas à travailler avec le bruit ambiant des arénas ni avec les nombreux déplacements qui peuvent y survenir. De plus, nous ne sommes pas obligés de porter le complet. »

Et pour avoir été partie prenante à plus d’une trentaine de repêchages — junior ou professionnel — que ce soit comme journaliste, recruteur ou dirigeant, je peux vous certifier que le port du complet peut quelques fois devenir un irritant, surtout dans des amphithéâtres où la climatisation est absente même si la température extérieure oscille autour des 30 °C.

Je me souviens d’ailleurs d’une séance de sélection qui s’était déroulée au vieil Auditorium de Verdun et où les dirigeants de la ligue s’étaient empressés d’aller acheter deux ventilateurs format géant afin de venir en aide à leur commissaire littéralement détrempé, lui qui sur le podium avait dû s’astreindre non seulement à la chaleur torride, mais également aux flashs incessants des lumières.

Pour revenir à la séance de vendredi et samedi dernier, voici quelques faits qui ont notamment attiré mon attention :

— Des choix des plus surprenants ? Les Sea Dogs de Saint John qui ont sélectionné l’attaquant Leighton Carruthers du Halifax McDonalds ainsi que le défenseur Nathan Drapeau des Albatros du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup, respectivement aux 3e et 15e rangs. Si la sélection de Carruthers a donné le ton à une séance qui, on l’avait prévu, serait remplie de surprises, celle de Drapeau a laissé stupéfaits bon nombre d’hommes de hockey du circuit.

— Le plus beau pari ? Les Cataractes de Shawinigan ont sélectionné au 9e rang au total le défenseur Michael Mastrodomenico, qui aurait semble-t-il refusé de se rapporter aux Olympiques de Gatineau si ceux-ci l’avaient repêché au 2e rang.

— Le sourire vite retrouvé ? Le petit attaquant Justin Côté des Grenadiers de Châteauguay, pourtant listé au 6e rang par la Centrale de la LHJMQ, mais qui n’est pas sorti avant le 21e rang. N’ayant trouvé preneur lors de la télédiffusion du vendredi soir, il n’a pas attendu longtemps puisque les Voltigeurs de Drummondville ont jeté leur dévolu sur lui dès la reprise des activités le lendemain matin. Le dépisteur-chef Jean-Sébastien Perron ne devait pas en croire ses oreilles de pouvoir sélectionner un brillant compteur du calibre de Côté en 2e ronde. Un véritable cadeau du ciel !

— Le meilleur rapport qualité-prix ? L’attaquant Charles-Antoine Beauregard du Blizzard du Séminaire St-François, premier choix de l’Océanic de Rimouski malgré le fait qu’il fut repêché en 3e ronde, le 50e au total. Fils de l’ex-joueur de centre Danny Beauregard, qui a jadis fait la pluie et le beau temps avec son coéquipier Michel St-Jacques chez les Saguenéens de Chicoutimi au début des années 90, le jeune Beauregard a peut-être un moins bon sens de hockey que son illustre père, mais il sera tout un compétiteur pour la formation du Bas-Saint-Laurent. Une valeur sûre pour au moins les quatre prochaines années. Encore un excellent coup de filet de leur recruteur-chef, mon ami Serge David, et toute son équipe !

Prochaine étape, le repêchage des joueurs européens de la Ligue canadienne, prévu à la fin du mois…

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Quelle belle journée nous avons passée, Geneviève et moi, en compagnie de l’ancien éditeur de<em> La Voix de l’Est</em> Jacques Pronovost et de son épouse Christiane.

Le lendemain de la dernière journée de ce repêchage, soit dimanche dernier, ma femme et moi avons eu énormément de plaisir à disputer une ronde de golf avec l’ancien éditeur de La Voix de l’Est Jacques Pronovost et son épouse Christiane.

Et quelle belle journée Geneviève et moi avons passée avec ce couple !

J’avais déjà entendu parler de l’homme à de nombreuses reprises, lui qui a également été l’éditeur du Droit d’Ottawa/Gatineau et du Nouvelliste de Trois-Rivières, mais sans jamais avoir fait sa connaissance ni de celle de sa tendre moitié.

Des gens d’une gentillesse remarquable !

Au plaisir de disputer à nouveau une ronde en votre compagnie…