Le Bromontois Frédérick Gaudreau a récolté 43 points en 54 matchs à Milwaukee­.

Gaudreau: une saison réussie malgré tout

Devenu une vedette internationale après avoir marqué ses trois premiers buts dans la LNH en finale de la Coupe Stanley au printemps 2017, Frédérick Gaudreau a dû prendre un pas de recul, passant la majeure partie de la dernière saison dans la Ligue américaine de hockey. Loin de se laisser abattre, le Bromontois a de nouveau figuré parmi les meilleurs attaquants des Admirals de Milwaukee.

Gaudreau a récolté 43 points (dont 22 buts) en 54 matchs, et ce, dans des circonstances loin d’être idéales.

« Ça n’a pas toujours été facile, reconnait le principal intéressé. J’ai été rappelé [par les Predators de Nashville, dans la Ligue nationale] et renvoyé en bas plusieurs fois. »

« Sur le plan émotionnel, ça allait parce que je n’avais pas vraiment d’attentes. Mais sur le plan physique, ça devient difficile de garder l’intensité au maximum quand tu viens de faire un ou plusieurs vols en avion. Et parfois, j’ai dû jouer trois matchs en trois soirs. Mais ça a été une autre année où j’ai beaucoup appris. »

Petit bémol cependant : classés au sixième et avant-dernier rang de la division Centrale, les Admirals ont été écartés des séries éliminatoires. « Tu commences toujours la saison avec l’objectif de gagner la Coupe. Pour te donner une chance, tu dois faire les séries. Donc c’est décevant, surtout qu’on a bien joué lors des deux derniers mois du calendrier. Je croyais en notre équipe », confie Frédérick Gaudreau.

Pas rancunier
Le patineur de 24 ans a également disputé 20 parties avec les Predators, récoltant au passage trois mentions d’aide. Utilisé durant un peu plus de neuf minutes en moyenne avec le grand club, Gaudreau a présenté un différentiel de zéro.

« Ça a bien été. Je pense que j’ai fait ce que j’avais à faire, dans les circonstances. À Nashville, toutes les games sont importantes cette année. J’étais utilisé dans un rôle de soutien, donc je devais juste apporter de la stabilité et gagner la confiance de mon entraîneur. »

« Je n’ai pas obtenu des grosses statistiques. Mais je pense que ça va au-delà de ça... »

Gaudreau l’a répété plusieurs fois : il n’en veut à personne concernant son utilisation sporadique dans la LNH, parlant plutôt de « décisions de business ».

L’attaquant de six pieds demeure sous contrat pour les deux prochaines campagnes.

En attente
Tombeurs de l’Avalanche du Colorado en six parties, les Predators sont qualifiés pour le second tour des éliminatoires de la Coupe Stanley. La formation du Tennessee a maintenant rendez-vous avec les Jets de Winnipeg, pour une série opposant les deux meilleurs clubs du circuit en saison régulière.

Gaudreau figure quant à lui parmi la dizaine de joueurs des Admirals réunis à Nashville ces jours-ci.

« Les dirigeants ne donnent d’indications à personne. Mais on s’entraîne chaque jour sur et hors la glace. On travaille fort et on s’amuse ensemble. Si une décision s’impose, on sera informés », explique-t-il.

S’il aimerait sans doute répéter le scénario de l’an dernier et sauter dans la mêlée prochainement, le Bromontois préfère ne pas trop y penser. « J’essaie simplement de m’améliorer et de rester en forme. Dans le pire des cas, mon entraînement d’été sera déjà commencé. » Après leur défaite en finale aux mains des Penguins de Pittsburgh en 2017, les « Predz » semblent déterminés à soulever la coupe Stanley cette saison.

Ils peuvent compter sur un gardien finaliste au trophée Vézina (Pekka Rinne) et sur un défenseur en lice pour le Norris (PK Subban). À l’attaque, Nashville a notamment acquis les services du centre Kyle Turris et le vétéran Mike Fisher est sorti de sa retraite pour un dernier élan vers le sommet.

« Les Predators ont vraiment tout pour gagner. Et ils ne sont pas seulement solides en terme de talent. C’est aussi une équipe avec beaucoup de caractère et très bien dirigée », estime Gaudreau.

« Ça reste les séries, c’est une grosse guerre. Mais j’ai confiance en eux. »