«Dans ma malchance, j’ai été chanceux», explique Gabriel Goudreault, qui a été opéré pour l’ablation d’un caillot de sang au bras droit.

Gabriel Goudreault sera prêt si jamais…

Gabriel Goudreault n’a pas disputé un seul match depuis le mois de novembre. Malgré tout, l’attaquant des Inouk n’est pas amer. Car voyez-vous, il sait fort bien que ça aurait pu être bien pire.

Le Césairois Goudreault, un ancien des Titans du Verbe Divin, a été opéré pour l’ablation d’un caillot de sang au bras droit, opération qui lui a coûté le reste de sa saison. Mais s’il n’y avait pas eu cette intervention, il aurait pu perdre bien plus.

« Le caillot était gros et il se dirigeait vers ma tête, a expliqué l’athlète de 17 ans entre la première et la deuxième période du match de vendredi. Oui, j’ai eu peur… »

Goudreault a commencé à sentir des engourdissements dans sa main droite pendant la période d’échauffement d’un match. Après s’être rendu à l’urgence, il s’est fait dire d’aller voir son médecin de famille. Le médecin en question, lui, l’a retourné à l’urgence.

« Tout ça a duré une bonne semaine. À la fin, mon bras était complètement engourdi, je le sentais à peine, et il était rendu mauve. Les gens du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) m’ont fait passer des tests, ils ont constaté l’urgence de la situation et j’ai été opéré rapidement. Dans ma malchance, j’ai été chanceux. »

Goudreault n’a pas mis trop de temps avant de chausser à nouveau les patins, mais il a mis des mois avant de recommencer à s’entraîner avec contacts en raison des médicaments qu’il prenait. Il est disponible pour jouer à nouveau depuis quelques semaines.

« Je ne sais pas si je vais jouer en séries. Je m’entraîne fort et si Pat (Bosch) me fait signe, je serai prêt. Si je ne joue pas, je serai là pour mes coéquipiers quand même. On a une belle gang et je n’abandonnerai jamais les gars. »

Dans les plans

Gabriel Goudreault avait eu le temps de disputer une quinzaine de matchs avant que la maladie ne vienne frapper. Il avait réussi un but et une passe. Clairement, il faisait partie des plans de Bosch.

« Pat m’a encore dit récemment que je suis dans les plans. Qu’importe que je joue ou non en séries, je serai au prochain camp d’entraînement. »

En attendant, il ne rate aucun match et il est le premier à se faire entendre lorsque les Inouk marquent.

« On a tous les atouts pour aller jusqu’au bout. Moi, je crois énormément en notre équipe. »

La peur du mois de novembre a fait place à une belle confiance en son équipe et en l’avenir.