« Je viens de jouer une saison complète dans la Ligue nationale. C’est facile, quand ça va moins bien, de tomber dans le négativisme et d’oublier où tu es, d’oublier que tu vis de belles choses. Je suis content car, je le répète, j’ai réussi à garder une belle énergie positive presque tout le temps », affirme Frédérick Gaudreau (à gauche).

Frédérick Gaudreau: voir plus loin que les chiffres

Frédérick Gaudreau en est conscient : il ne présente pas les statistiques d’un joueur qui a connu une grande saison. Mais voilà, dit-il, il faut regarder au-delà des chiffres.

À sa première saison complète avec les Prédateurs de Nashville et dans la Ligue nationale, l’athlète de Bromont a amassé quatre petits points, dont trois buts, en 55 rencontres. Il a été limité à un rôle défensif, il a sauté des matchs et les occasions de véritablement briller ont été peu nombreuses.

« Si je m’arrête uniquement aux stats, ce n’est pas extraordinaire, explique Gaudreau, qui va demeurer aux États-Unis encore un peu avant de rentrer dans la région. Mais le plus important pour moi, c’est que j’ai su garder une énergie positive beaucoup plus souvent qu’autrement, même si ce n’était pas toujours facile. En bout de ligne, je me suis amélioré et j’ai gardé une bonne attitude. En ce sens, je suis très satisfait de ma saison. »

Gaudreau, on le sait, a une vision différente de celle de la majorité des joueurs. Il ne pense pas comme le hockeyeur moyen. Ce qui l’aide certainement à faire sa place dans ce milieu sans pitié.

« Je bâtis toujours sur ce que je viens de construire, reprend celui qui a fêté son 26e anniversaire mercredi. Partout où j’ai joué, ça n’a jamais été le grand succès immédiatement. Il faut parfois être patient. »

L’entraîneur Peter Laviolette et les gens des Predators n’avaient rien à lui reprocher, dit-il, quand ils l’ont rencontré pour effectuer un bilan de saison.

« Ils m’ont dit que j’ai fait ce que j’avais à faire, que tout ne se résume pas au nombre de points qu’un joueur récolte. »

Tout de même, Gaudreau ne veut pas être étiqueté comme un attaquant à caractère défensif. Vraiment pas à part ça.

« J’ai eu du succès en attaque partout où j’ai joué et je me vois davantage comme un joueur complet que comme un attaquant défensif. Mais ça prend une opportunité, ça prend une chance… »

Mais même si tout n’a pas été facile, il sait qu’il est privilégié.

« Je viens de jouer une saison complète dans la Ligue nationale. C’est facile, quand ça va moins bien, de tomber dans le négativisme et d’oublier où tu es, d’oublier que tu vis de belles choses. Je suis content car, je le répète, j’ai réussi à garder une belle énergie positive presque tout le temps. »

Gaudreau a encore un an à son contrat.

« Mon été n’aura rien de compliqué. Je vais encore m’entraîner avec Félix Lauzon et Cédric Lacroix, dans la région, sous la supervision de François Pellerin. On va travailler fort. »

Déception

L’élimination des Predators au premier tour des séries éliminatoires face aux Stars de Dallas a très mal passé à Nashville. Plusieurs s’attendent à de gros changements au cours des prochains mois. P.K. Subban a même avoué qu’il ne serait pas étonné d’être échangé.

« Notre but était de remporter la Coupe Stanley et nous avons échoué, laisse tomber Gaudreau, qui n’a participé à aucun match en séries. Honnêtement, je ne connais pas les plans de la direction. On verra… »