Après sept rencontres, Frédérick Gaudreau (no 89) était toujours à la recherche de son premier point dans la Ligue nationale cette saison.

Frédérick Gaudreau garde le cap

Depuis qu’il a été rappelé de la Ligue américaine, il y a un peu plus de deux semaines, Frédérick Gaudreau a disputé huit matchs avec les Predators de Nashville, incluant celui de vendredi soir à Anaheim. S’il n’a pas un temps de glace fou, le Bromontois s’accroche et garde le cap.

« Oui, je suis encore là ! a-t-il lancé depuis sa chambre d’hôtel d’Anaheim, quelques heures avant le match opposant les Preds aux Ducks. Je travaille fort, je fais ce qu’on me demande, je fais de mon mieux. »

Gaudreau joue essentiellement sur le quatrième trio et n’est pas employé, pour l’heure, en avantage et en désavantage numérique. Il a joué entre sept et 13 minutes par match depuis son rappel. Après sept rencontres, il était toujours à la recherche de son premier point.

Il ne sait trop quels sont les plans de l’entraîneur Peter Laviolette à court et moyen terme à son sujet.

« Chez les professionnels, les entraîneurs ne sont pas là pour rassurer les joueurs. Si ton nom est dans l’alignement, tu sautes sur la glace, tu te défonces et tu espères que le coach sera satisfait de ton travail », a résumé l’attaquant bromontois, qui porte le numéro 89 avec les Predators cette saison.

Avant d’être rappelé, Gaudreau avait amassé quatre points en trois matchs avec les Admirals de Milwaukee.

À l’hôtel, toujours

Lorsque les Predators lui ont montré le chemin de la Ligue américaine, à l’issue du camp d’entraînement, Frédérick Gaudreau s’est fait dire par les gens des Admirals de ne pas se prendre d’appartement à Milwaukee, qu’il était susceptible d’être rappelé par le grand club n’importe quand. Et à Nashville­, il n’a pas reçu le OK de se trouver un véritable logis non plus.

« Ça fait deux mois que je suis à l’hôtel, que ce soit à Nashville­ ou à Milwaukee, reprend l’athlète­ de 24 ans. C’est ma vie présentement, mais je n’ai pas à me plaindre. »

Après avoir été finalistes de la Coupe Stanley, les Predators ne connaissent pas un début de saison à tout casser. Après 12 matchs, ils comptaient cinq victoires, autant de défaites et deux défaites en bris d’égalité. C’est tout de même mieux que le Canadien­, direz-vous.

« Je sais que les amateurs ne sont pas contents au Québec présentement. Mais n’oubliez pas que c’est une longue saison, qu’il reste encore beaucoup, beaucoup de hockey. On le sait, ça prend pas grand-chose, des fois, pour que les choses débloquent... »