«C’est toujours difficile de se voir descendre au classement. Je suis à Granby cette semaine pour aller chercher des points», mentionne Françoise Abanda.

Françoise Abanda: un classement à refaire

Que ses fans soient rassurés : Françoise Abanda débarquera bel et bien sur le court central, en milieu d’après-midi mercredi, afin d’y disputer son match de premier tour du Challenger Banque Nationale de tennis.

Aux prises avec des douleurs à un pied, Abanda a abandonné lors de son match de demi-finale du Challenger de Gatineau, le week-end dernier, alors qu’elle tirait de l’arrière 5-1 au deuxième set face à Leylah Annie Fernandez après avoir remporté le premier 6-3. Blessée à une épaule depuis février, elle effectuait un retour au jeu en Outaouais.

« Je ne suis pas à 100 %, c’est clair, a-t-elle dit mardi après-midi après s’être entraînée. Mon pied n’est pas parfait et il faut que je fasse attention à mon épaule. Mais je suis là et j’espère jouer le plus longtemps possible cette semaine. Je le souhaite vraiment… »

Abanda, 22 ans, est actuellement classée 260e au monde, elle qui s’est hissée jusqu’au 111e rang en 2017. Évidemment, un peu comme Vasek Pospisil, son inactivité lui a fait mal.

« C’est toujours difficile de se voir descendre au classement. Je suis à Granby cette semaine pour aller chercher des points et pour me préparer pour la Coupe Rogers. J’ai déjà eu de belles performances ici… »

Elle ne s’en souvient peut-être pas, mais c’est à Granby, en 2012 à l’âge de 15 ans, qu’elle a disputé son premier tournoi chez les professionnels. Et en 2014, elle a atteint les demi-finales. Mais il y a eu de moins bonnes performances aussi au fil des ans.

Elle revient chez nous après une absence de deux ans. L’an dernier, les organisateurs avaient été insultés lorsqu’ils s’étaient rendu compte qu’elle avait préféré faire un tournoi au Kentucky, doté exactement de la même bourse que celui de Granby.

« Le site a changé, il est maintenant très beau », a ajouté Abanda, qui a néanmoins toujours pu compter sur l’appui du public d’ici malgré une attitude pas toujours qualifiée d’exemplaire.

Un départ en douceur

Normalement, Abanda ne devrait pas trop peiner à son premier match, elle qui a rendez-vous avec l’Américaine Ingrid Neel, une joueuse issue des qualifications qui ne s’est jamais hissée plus haut que le 500e rang mondial.

« Il ne faut pas toujours se fier au classement », souligne la Montréalaise, qui ne semble pas compter sur le soutien de Tennis Canada à Granby.

L’été dernier, on s’en souviendra, elle ne s’était pas fait d’amis au sein de la fédération alors qu’elle avait affirmé avoir été victime de discrimination.

Mais Françoise Abanda regarde maintenant en avant. Même si elle roule sa bosse depuis un bout, elle est encore jeune et le talent est là.

« Je dois refaire mon classement. Je ne suis pas une 260e au monde », conclut-elle.