« La course automobile et le sport équestre, ça peut paraître loin, mais il y a des similitudes », affirme François Dumontier.

François Dumontier se joint à l’International Bromont

L’annonce a de quoi surprendre. Mais elle est fort intéressante.

Grand patron du Grand Prix du Canada de Formule 1, François Dumontier se joint à l’organisation de l’International Bromont. Il a même créé une nouvelle entreprise ayant pour but de « soutenir l’équipe de Roger Deslauriers », pour reprendre les mots du communiqué émis par les gens des relations publiques de l’événement de course automobile.

En entrevue à La Voix de l’Est, Dumontier a expliqué qu’il avait découvert le monde du sport équestre par l’entreprise de son fils Guillaume, 19 ans, qu’on a vu à l’International. Un monde qui le fascine, paraît-il.

« La course automobile et le sport équestre, ça peut paraître loin, mais il y a des similitudes, a-t-il souligné. Dans les deux sports, par exemple, on parle d’écuries et de paddocks. On parle de chevaux… et de chevaux-vapeur. Et c’est de la compétition dans les deux cas. »

En suivant son garçon, Dumontier a fait le tour des concours équestres du Québec, de l’Ontario et il en a même vu quelques-uns aux États-Unis. Il ne se considère pas comme un expert, mais il sait tout de même de quoi il parle.

« On ne s’en cachera pas, Bromont, c’est la mecque du sport équestre au Québec. En raison des équipements exceptionnels, de l’expertise et de la passion des gens, de l’histoire, etc. S’il y a un événement auquel il fallait que je m’associe au Québec, c’est à celui de Bromont. »

Dumontier a aussi eu de bons mots pour Roger Deslauriers, le grand patron de l’International.

« Sa passion pour son sport est contagieuse. Il s’y connaît, il aime ça, il ne compte pas les heures qu’il met au service de son sport. Je suis très enthousiaste à l’idée de travailler avec lui. »

Par voie de communiqué, Deslauriers a réagi à l’arrivée de Dumontier dans son équipe en affirmant « qu’il est exactement ce qu’il faut au sport équestre au Québec et au pays pour développer une véritable culture du cheval, pour promouvoir nos disciplines, faire apprécier le talent de nos athlètes de haut niveau et faire connaître notre relève ».

En passant, le cheval de Guillaume Dumontier, qui appartient à son père, s’appelle « Roger de Bromont ». Ça ne s’invente pas.

Volet commercial
Mais quel sera exactement le mandat de François Dumontier au sein de l’International Bromont ? Il n’a pas de titre pour le moment, mais il verra, pour reprendre ses mots, au volet commercial de l’événement.

« Ce que je veux, c’est faire rayonner encore davantage l’événement, a-t-il dit. Les gens en place ont monté un superbe concours, mais il y a encore de la place pour plus de cavaliers, pour plus de spectateurs, pour plus de visiteurs. C’est un événement international, mais on peut lui donner encore plus de lustre, on peut le faire grandir encore plus. »

À l’intérieur du programme-souvenir du Grand Prix du Canada de l’an dernier, il y avait une page de publicité de l’International Bromont. Après les fréquentations, le mariage Dumontier-Bromont vient d’être consommé.

La 43e édition de l’International Bromont aura lieu du 25 juillet au 5 août prochain.