Selon Patrice Bosch, François Borduas a son mot à dire dans les succès des Inouk.

François Borduas, le spécialiste

Patrice Bosch n’en est pas absolument certain, mais presque. Selon lui, les Inouk sont la seule équipe de hockey junior AAA au pays à miser sur la présence d’un entraîneur des habiletés individuelles. D’un skills coach, comme on dit dans le jargon.

François Borduas est l’entraîneur des habiletés des Inouk. Il est associé à la formation granbyenne depuis la saison dernière, soit depuis que Bosch est de retour à Granby. Et selon le directeur général et entraîneur, il a son mot à dire dans les succès de l’équipe.

« Essentiellement, mon job est d’aider les gars à améliorer leur coup de patin, leur lancer et leur maniement de la rondelle, explique Borduas, qui travaille avec les Inouk quelques fois par mois. Les exercices que je propose sont à la fois simples, complets et adaptés aux besoins du joueur. J’adore ce que je fais et j’apprécie travailler avec notre équipe junior. »

Borduas est aussi le père de Maxime, un joueur habile s’il en est un. Le Césairois est ni plus ni moins le cinquième adjoint de Bosch, qui compte aussi sur Patrick Bergeron, Jean-François Leblond, Santino Pellegrino et Frédérick Roy (entraîneur des gardiens) pour l’épauler.

« J’aime être sur la glace, j’aime le contact avec les athlètes, reprend Borduas. Être derrière le banc, faire des X et des 0, ça ne me dit rien. Par contre, j’ai des ambitions et je l’avoue. »

Borduas rêve de travailler avec une équipe de la Ligue nationale. Déjà, il travaille avec plusieurs professionnels, dont Anthony Beauvillier, des Islanders de New York.

« Ma grosse saison, c’est l’été, alors que je peux passer de 25 à 30 heures par semaine sur la glace. L’hiver, c’est davantage une dizaine d’heures. Je travaille avec des joueurs de tous les niveaux, de novice jusqu’à junior majeur, en plus des professionnels. Car les pros veulent constamment s’améliorer, ils veulent constamment aller plus loin. »

Un analyste
Des entraîneurs des habilités, des vrais, il n’y en a pas une tonne au Québec. François Borduas est un spécialiste. Sa force, dit-il, c’est l’analyse.

« J’observe beaucoup, j’observe énormément. Et c’est vraiment de cette façon que je peux aider un joueur à améliorer sa technique. Avant de faire n’importe quoi, il faut identifier ce qui ne va pas. Ma spécialité, je ne l’ai pas développée assis sur les bancs d’école. Je l’ai développée en observant, en observant longuement. C’est certain que je ne regarde pas un match de hockey de la même façon que tout le monde. »

Borduas, 46 ans, a joué dans le junior AAA à l’époque des Patriotes de Marieville et il a aussi endossé l’uniforme du défunt 94 de Waterloo, dans la Ligue semi-pro.

« Je suis allé le plus loin que j’ai pu. Mais j’adore ce que je fais aujourd’hui. Ça fait plus de 20 ans que je fais du skill coaching et j’ai l’impression d’aller toujours plus loin dans ma spécialité. Le hockey évolue et il faut constamment être à l’avant-garde. »

En confiant les habilités de leurs joueurs à Borduas, les Inouk sont à l’avant-garde à leur façon.