«On a restructuré l’équipe et on va maintenant aux courses pour le plaisir d’abord et avant tout. Je m’impose moins de pression et lorsque ça va moins bien, c’est moins frustrant», explique François Bernier, quadruple champion à l’Autodrome Granby.

François Bernier s'impose moins de pression

François Bernier a fait impasse sur la dernière soirée de courses à l’Autodrome Granby, ce qui a inquiété de nombreux amateurs… et même les promoteurs. Mais voilà, il promet d’être là vendredi soir alors que sera disputé le championnat mi-saison.

« J’ai eu un empêchement, explique Bernier. Je n’étais pas en conflit avec personne, je n’ai simplement pas pu être là. Si on oublie l’année où je n’ai pas couru à temps plein, en 2015, j’ai raté une épreuve en quelque chose comme 18 ans à Granby. Ma moyenne reste assez bonne ! »

Mais Bernier, après avoir remporté quatre championnats en modifié et avoir fini deuxième derrière David Hébert en 2017, ne connaît pas la saison espérée. Il se retrouve au 12e rang du classement, une place totalement inhabituelle pour lui.

« Vous allez peut-être dire que c’est une excuse, mais j’ai eu plein de malchances. Des crevaisons, des problèmes de moteur, etc. Ça fait partie des courses, c’est sûr, mais c’est fâchant quand même. Y’a des années comme ça… »

Ce qui fait en sorte qu’il a eu moins de peine, la semaine dernière, lorsqu’il a dû déclarer forfait. Car à la mi-saison, il n’est déjà plus dans la course au championnat.

Une nouvelle approche

À 35 ans, même s’il embarque toujours dans sa voiture pour gagner, François Bernier avoue qu’il voit les choses un peu différemment.

« On a restructuré l’équipe et on va maintenant aux courses pour le plaisir d’abord et avant tout. Je m’impose moins de pression et lorsque ça va moins bien, c’est moins frustrant. »

Cette saison, Bernier n’a pas encore couru ailleurs qu’à Granby. Il effectuera sa première sortie à l’extérieur samedi, à Plattsburgh.

« C’est certain que je suis loin des années où je courais une trentaine de fois. Avec la famille et mon entreprise d’excavation, j’ai moins de temps. Par contre, je n’ai pas moins de fun qu’avant lorsque je monte à bord de la voiture. »

Il se dit par ailleurs convaincu que son frère Steve va remporter le championnat. Il est son plus grand fan.

« Contrairement à moi, Steve passe toutes ses soirées dans le garage à travailler sur sa voiture. Des heures, il en met. C’est un excellent pilote en partant, mais son succès repose aussi sur le fait qu’il travaille comme un fou. Je ne dis pas que les autres ne travaillent pas, mais je suis sûr que Steve en fait un peu plus que les autres. »

Vers les gros blocs

On attend une excellente foule, vendredi soir, à l’occasion du championnat mi-saison. Mais ils seront encore plus nombreux, lundi soir, lors de la visite des voitures à gros bloc de la série Super DIRTcar.

Jean-François Corriveau, le seul Québécois à faire la série à temps plein, Steve Bernard, Yan Bussière, Daniel Nadeau et Pierre Hébert y seront avec leur gros moteur. Mais Dominic Lussier s’attend à ce qu’une bonne quinzaine de ses réguliers en modifié y soient également avec leur moteur 358.

« En incluant les Américains, je m’attends à avoir une bonne trentaine d’engagés », dit-il.