François Bernier est actuellement quatrième au championnat en modifié à l’Autodrome Granby.

François Bernier n’a pas aimé le comportement de Hébert

François Bernier ne s’en cache pas : il n’a pas aimé le comportement en piste de David Hébert la semaine dernière à l’Autodrome Granby. Ni son comportement ni les propos qu’il a tenus en entrevue à la suite de l’épreuve qu’il a remportée devant son frère Steve.

« David est l’un des trois meilleurs pilotes au Québec, explique Bernier. Il a un talent fou et en plus, il a une super équipe. Il veut gagner, c’est correct, mais il veut parfois un peu trop fort. Et des fois, il va trop loin… »

Ça a brassé entre Hébert et Steve Bernier à la suite de la dernière relance de la finale de 60 tours. Il y a eu contact entre les voitures et Hébert, pourtant un pilote très populaire, a même été hué par la foule.

« Un p’tit coup de pare-choc par-ci, un p’tit coup de pare-choc par-là, il n’a pas peur de ça, David. C’est plate parce qu’il n’a pas besoin de faire ça. Moi, je suis parti 23e et j’ai remonté jusqu’à la troisième place et je n’ai pas touché personne. Et d’entendre David dire ni plus ni moins que ça fait partie de la game, j’ai trouvé ça ordinaire! »

On ne sait pas si François Bernier a la mémoire longue. Mais il a envoyé quelque chose qui ressemble à un message à Hébert.

« Si ça fait partie de la game de brasser en piste, il va falloir que David avale sa pilule si jamais il se fait donner un p’tit coup à un moment donné… »

Finalement, le message est plutôt clair.

Du sérieux

François Bernier est actuellement quatrième au championnat en modifié. Il accuse un retard de 45 points sur… David Hébert, le meneur. Il sera à surveiller, vendredi soir, alors que, au terme d’une épreuve de 50 tours, on couronnera Monsieur modifié, un titre qu’il a enlevé plus d’une fois.

« C’est un début de saison dans la moyenne, sans plus, dit-il. J’ai fini deuxième deux fois, mais j’ai eu des soirées plus ordinaires. Mais mon retard n’est pas considérable, je suis encore dans la lutte. »

François est ensuite revenu sur les propos de Steve qui, avant le début de la saison, avait mentionné à La Voix de l’Est que son frère était un prétendant au titre… s’il prenait ça au sérieux.

« J’ai ri quand j’ai lu ça, mais reste que j’ai compris ce que Steve voulait dire. Prendre ça au sérieux, dans sa tête comme dans la sienne, ça veut dire passer ses grandes soirées dans le garage à travailler sur la voiture. Moi, avec ma compagnie d’excavation qui va très bien et la famille, j’ai moins de temps. Et Steve, il fait de la course même quand il dort, il est passionné comme 1000. C’est correct, je ne lui en ai pas voulu quand il a dit ce qu’il a dit. »

François roule avec un moteur 358 et Steve, avec un W16. Et le premier sait bien qu’il devra se tourner vers le W16 avant longtemps.

« Même si on n’a pas encore toutes les données au sujet de la fiabilité du W16 à long terme, c’est clair que c’est le moteur de l’avenir. Et présentement, il y a un avantage à rouler avec lui en raison du règlement de poids imposé par les promoteurs au Québec. Il y a eu un ajustement récemment, mais ce n’est pas encore assez pour ne pas être désavantagé avec un 358… »

UNE SOIRÉE AUX COURSES À 5 $

Les dirigeants de l’Autodrome ont toujours dit qu’ils voulaient que cette 10e saison en tant que propriétaires de l’endroit ait quelque chose de « spécial ». Ils frappent un bon coup en ouvrant les portes de leur complexe aux amateurs pour seulement 5 $ vendredi soir.

« C’est un cadeau qu’on fait aux habitués, qui pourront du même coup amener leurs parents et leurs amis et passer du bon temps, explique le promoteur Dominic Lussier. Aussi, ça permettra aux curieux de constater que c’est vrai que c’est l’fun, une soirée aux courses! »

Les gens de l’Autodrome n’ont jamais abaissé le prix de leurs billets à un coût aussi bas. 

« On a beau dire, les amateurs sont fidèles à l’Autodrome. C’est une façon de les remercier de leur appui », a conclu Lussier, qui attend bien sûr une belle foule vendredi soir.