Le Granbyen Vincent Gatien espère que les Gaiters pourront réintégrer le RSEQ le temps d’une saison. «Selon moi, la formule peut fonctionner à nouveau sans problème. On reste une équipe québécoise et ça éviterait qu’on s’entraîne une année complète sans jouer...» a affirmé le joueur de ligne défensive mercredi avant-midi.
Le Granbyen Vincent Gatien espère que les Gaiters pourront réintégrer le RSEQ le temps d’une saison. «Selon moi, la formule peut fonctionner à nouveau sans problème. On reste une équipe québécoise et ça éviterait qu’on s’entraîne une année complète sans jouer...» a affirmé le joueur de ligne défensive mercredi avant-midi.

Football universitaire: Vincent Gatien vit d’espoir

Malgré les annonces effectuées par l’organisation U SPORTS et la Conférence de l’Atlantique, le Granbyen Vincent Gatien refuse de faire une croix sur la saison 2020 de football universitaire. Le joueur de ligne défensive des Gaiters de Bishop’s s’accroche à l’hypothèse voulant que son équipe retourne temporairement au sein du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Les dirigeants du circuit québécois continuent d’analyser différents scénarios en vue de l’automne prochain. Les Gaiters évoluent dans les Maritimes depuis 2017, mais le président-directeur général du RSEQ, Gustave Roel, a confirmé à La Tribune qu’un retour est possible si les gens de l’Université Bishop’s sont réellement intéressés.

« Selon moi, la formule peut fonctionner à nouveau sans problème. On reste une équipe québécoise et ça éviterait qu’on s’entraîne une année complète sans jouer... », a affirmé Vincent Gatien en entrevue avec La Voix de l’Est.

Les Gaiters en ont surpris plus d’un l’an dernier, atteignant même la finale de leur conférence pour la première fois en 25 ans. Malgré un cuisant revers de 31-1 face aux Axemen d’Acadia, Gatien estime que le meilleur est à venir pour sa formation.

« Si on peut jouer en 2020, je m’attends à ce qu’on connaisse une bonne saison. Nos récents succès ont aidé le recrutement et l’équipe semble plus soudée que jamais », a-t-il affirmé.

Un dur coup

Le Granbyen de 23 ans reconnaît que les annonces faites en début de semaine ont eu l’effet d’une bombe dans le milieu du football universitaire canadien.

Pour la première fois depuis sa création en 1965, la Coupe Vanier, ultime récompense au pays, ne sera pas remise cet automne. Les Conférences de l’Ouest, de l’Ontario et de l’Atlantique ont emboité le pas en annulant leur saison.

« On a guéri nos blessures et recommencé l’entraînement dès janvier pour être certains d’être prêts à l’automne. Ces annonces viennent freiner nos efforts brusquement », regrette Vincent Gatien.

Comme la grande majorité des athlètes, ce dernier doit composer avec les impacts de la pandémie. Il s’entraîne autant qu’il le peut, mais reconnaît que la motivation est parfois difficile à trouver.

« J’ai bâti mon propre équipement et je sais que la situation est encore pire pour d’autres joueurs, mais c’est certain que j’en ai perdu depuis le début de la crise... »

Gatien se réjouit néanmoins des changements effectués concernant les critères d’admissibilité, qui devraient lui permettre de disputer deux autres saisons dans les rangs universitaires, quoi qu’il advienne.

William Leblanc dans l’uniforme des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

Leblanc: « On doit s’adapter »

Les Gaiters du football sont loin d’être la seule équipe québécoise affectée par les décisions de U SPORTS. C’est aussi le cas des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) au hockey.

Puisque leur division comprend plusieurs formations ontariennes, la prochaine campagne des Patriotes sera réduite de moitié et ne commencera pas avant le mois de janvier.

« Les saisons universitaires sont déjà courtes, donc c’est sûr que c’est décevant. J’aime jouer des matchs et compétitionner », a commenté l’attaquant des Patriotes William Leblanc, qui avait auparavant pulvérisé le record de buts en une saison chez les Inouk de Granby.

« Par contre, je crois que notre coach à un plan pour qu’on puisse continuer de s’entraîner et améliorer notre jeu. Comme tout le monde, on doit s’adapter. J’essaie de voir les choses positivement. » Leblanc a bien fait à ses débuts au niveau universitaire, terminant le calendrier régulier avec une récolte de 21 points en 28 matchs. Les Patriotes se sont ensuite inclinés contre les Gee-Gees d’Ottawa en demi-finale nationale.

« Le jeu est beaucoup plus fermé que dans le junior AAA. La plupart des gars arrivent du junior majeur, mais j’ai eu ma chance et je crois que je me suis bien adapté. » Malgré la fin de son stage junior, Leblanc continue de suivre l’actualité des Inouk. Alors que les propriétaires négocient avec différents groupes, celui qu’on surnommait Will The Thrill souhaite évidemment que la concession demeure à Granby.

« Selon moi, les Inouk restent une des meilleures organisations de la Ligue junior AAA. J’ai adoré jouer à Granby. Il semble y avoir un petit relâchement, mais j’espère vraiment que les choses vont s’arranger. »

« Même si la LHJAAAQ a perdu de la visibilité au cours des dernières années, je pense que la situation peut s’améliorer avec de bons ajustements. »