Les joueurs des Incroyables cadets à l’entraînement cette semaine. Les jeunes sont enthousiastes et ils ne peuvent s’imaginer un automne sans football.
Les joueurs des Incroyables cadets à l’entraînement cette semaine. Les jeunes sont enthousiastes et ils ne peuvent s’imaginer un automne sans football.

Football scolaire: une saison à sauver

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
En présentant un protocole qui respecte toutes les directives du gouvernement et de la santé publique, Football Québec a donné le feu vert à une saison de football amateur au Québec. Mais voilà, joueurs et dirigeants attendent maintenant des nouvelles du Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ) qui, lui, ne s’est toujours pas prononcé sur la suite des choses. Et ils se croisent les doigts. Même les orteils.

Car Football Québec a beau avoir donné son OK, si le RSÉQ ne suit pas, il n’y aura pas de football scolaire. Et il faut aussi que les écoles donnent leur aval. Certaines institutions, dit-on, ne seraient pas emballées par l’ampleur de la tâche pour faire respecter les mesures sanitaires, qui seront évidemment très strictes.

« On est en attente et tout le monde a hâte de savoir ce qui en est, explique Marc Gagnon, nouveau responsable du programme de football à J.-H.-Leclerc et un des entraîneurs des Incroyables juvéniles. On a confiance et on se dit que les autorités ne peuvent pas laisser tomber les jeunes comme ça. On a respecté toutes les mesures sanitaires pendant notre camp d’été et les choses, honnêtement, se sont bien déroulées. »

Ils étaient encore une quarantaine au camp des Incroyables cadets lorsque La Voix de l’Est est passée cette semaine. Les jeunes étaient enthousiastes et ils ne peuvent s’imaginer un automne sans football. Quoique la saison du football benjamin, elle, a déjà été reportée au printemps 2021 puisque le confinement a fait en sorte qu’il a été impossible de faire du recrutement dans les écoles primaires ce printemps.

« Personne ne veut que la saison soit annulée, lance pour sa part Ross Lemke, qui s’occupe du football à l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand de Farnham depuis des décennies et qui siège sur le conseil d’administration du RSÉQ Montérégie. Les gens du RSÉQ discutent actuellement avec les autorités gouvernementales et on sera fixé bientôt. Il faut être confiant ! »

On vous parle de football, mais il y a évidemment aussi l’ensemble des sports étudiants qui est en cause.

« On a confiance et on se dit que les autorités ne peuvent pas laisser tomber les jeunes comme ça », explique Marc Gagnon, responsable du programme de football à J.-H.-Leclerc.

Début de saison vers la mi-septembre?

Si on se fie aux pré-inscriptions enregistrées auprès du RSÉQ Montérégie au printemps, il y aura du football en masse cet automne dans le coin, si bien sûr il y a une saison.

À J.-H.-Leclerc, à Jean-Jacques-Bertrand, à Massey-Vanier (Cowansville), à P.-G.-Ostiguy (Saint-Césaire) et à Mgr-Euclide-Théberge (Marieville), on entend jouer. Au Collège Mont-Sacré-Cœur, à Granby, il y aura du football juvénile à neuf joueurs, au sein du RSÉQ Cantons-de-l’Est, après une saison où le football a été totalement absent, faute de joueurs. Le concept du football à neuf sera aussi présent ailleurs dans la région.

« Le RSÉQ Cantons-de-l’Est va donner son aval à une saison avec des mesures sanitaires très serrées, mais il faudra maintenant voir comment est-ce que les directions d’écoles vont réagir, mentionne Jacques Girard, qui est maintenant associé au programme de football du Mont-Sacré-Cœur. Peut-être que certaines vont trouver qu’il ne vaut pas la peine de jouer avec la santé de leurs jeunes et de leurs gens… »

En Montérégie, un plan a été conçu en fonction d’un début de saison vers la mi-septembre plutôt qu’au début du mois ou à la fin d’août. Et il est aussi question d’un calendrier qui ferait en sorte que les équipes de J.-H.-Leclerc, par exemple, ne joueraient pas du côté de Longueuil ou de Sorel-Tracy afin de limiter les déplacements d’une région à l’autre.

« Ça travaille fort. Tous les efforts sont faits en fonction de sauver la saison, je peux vous l’assurer », reprend Ross Lemke.

Depuis le temps, on a appris à se fier à lui.