Hélène Michaux et Alexis Lussier ont couru le demi-marathon, samedi, à Philadelphie, en 1h23 et 1h17.

Fin de saison à Philadelphie pour trois coureurs élites de la région

Pour plusieurs coureurs, la saison de course a fait place à une saison de repos ou d’entraînements plus légers depuis déjà quelques semaines. Ce week-end, le trio Alister Gardner, Hélène Michaux et Alexis Lussier terminait toutefois sa saison à Philadelphie, dans l’État de la Pennsylvanie.

Alister Gardner participait au marathon, dimanche, avec l’objectif de dépasser son meilleur temps personnel. Alexis Lussier avait lui aussi un objectif de temps en tête pour son demi-marathon, qui avait lieu samedi. Cependant, le froid a déjoué leur stratégie. Quant à Hélène Michaux, elle n’est pas férue des courses sur route, mais a réussi à battre son meilleur temps sur 21.1 km.

« J’ai zéro objectif sur la route, confie d’emblée la Rougemontoise adepte de course en sentier. Ce n’est pas le genre de course que je vais rechercher parce que c’est en intensité longtemps et je ne suis absolument pas entraînée pour ça. Une couse sur route, c’est pour visiter une ville et accompagner mes amis. »

Elle est heureuse d’avoir fait son meilleur temps personnel de 1 h 23 pour 21.1 km, mais ce n’est pas ce qui était recherché au départ. Si elle n’a pas fait d’entraînements spécifiques pour la vitesse sur route, ses entraînements en sentier l’ont cependant aidée.

« Je n’ai pas envie de mettre des obligations d’intervalles tel jour et tel jour dans ma semaine. En sentier, il n’y a pas d’objectifs de vitesse. Ce n’est pas la même réalité. C’est sûr que c’est une satisfaction, mais pour moi il n’y a rien d’agréable là-dedans » en raison de la trop grande intensité de la course.

Samedi, il faisait soleil, mais un frisquet -2 degrés Celcius. Mme Michaux n’en a pas souffert puisqu’elle était habillée plus chaudement que certains autres coureurs, comme Alexis Lussier.

Froid

La course d’Alexis Lussier a moins bien été qu’espéré. « Il faisait plus froid que ce que j’espérais et que je pensais, admet le jeune Bromontois. J’étais sur le bon rythme pendant la première moitié et, ensuite, j’ai pris du retard. J’aurais dû plus m’habiller parce qu’il faisait assez froid que, même en courant, je ne me réchauffais pas. Probablement que je perdais de l’énergie à me réchauffer et mes muscles se crispaient. »

Alister Gardner a décidé d’abandonner au bout de 32 km de course.

En ralentissant, il arrivait encore moins à se réchauffer et ses muscles se crispaient davantage.

Il a terminé la course en 1 h 17, alors que son objectif était de 1 h 13. Il assure avoir quand même eu du plaisir.

Courir à l’extérieur de chez soi permet de découvrir des villes que l’on n’aurait pas visitées autrement. « C’est ça qui fait que tu as du fun, même si ça ne va pas comme tu voulais. On a fait un voyage de quatre jours et on s’est amusé quand même. C’est sûr qu’on ne visite pas comme on le fait normalement, mais c’est une bonne excuse. »

Pluie et vent

De son côté, la saison d’Alister Gardner s’est terminée avec la décision d’abandonner au bout de 32 km.

Dimanche, le soleil a fait place à la pluie et au vent. Le Bromontois a couru les dix premiers kilomètres à la vitesse qu’il espérait. Il a commencé à ralentir durant les dix kilomètres suivant en raison de la présence de quelques côtes et d’un vent de face.

« Après le premier demi-marathon, j’étais plus d’une minute derrière mon objectif. Mais là, j’ai couru avec le vent dans la face, je me sentais un peu raide au niveau des muscles. J’ai poussé un peu et j’ai vu que je ne ferais pas mon objectif. J’ai décidé de laisser tomber. C’est une décision professionnelle. Je n’avais pas besoin de compléter la course. C’était mieux d’arrêter que de pousser et de terminer avec un temps que je ne trouvais pas super. »

En choisissant d’arrêter à 32 km, il peut profiter de deux semaines de repos sans courbatures avant d’entamer son entraînement d’hiver en préparation de la prochaine saison.

Il profitera de l’occasion pour réfléchir à la bonne stratégie à adopter pour ses premières courses de 2020, au printemps.

Le coureur élite n’est pas du tout amer de sa fin de saison. Il a connu de très bonnes courses et a même représenté le Québec aux festivals de course en sentier Ultra-Trail du mont Blanc et Grand raid de La Réunion.