Leylah Annie Fernandez a offert une autre solide performance. Elle n'a pas manqué de remercier le public granbyen après sa victoire.

Fernandez: «Je suis ici pour gagner»

La belle aventure de Leylah Annie Fernandez au 24e Challenger Banque Nationale s’est poursuivie, vendredi soir. Une aventure qui est en train de virer Granby à l’envers !

Fernandez a vaincu l’Australienne Maddison Inglis, septième favorite, en des manches de 6-3 et 6-4. L’athlète de 16 ans a ainsi mérité sa place dans le carré d’as, elle qui affrontera Françoise Abanda en demi-finale samedi après-midi. Un conseil comme ça : arrivez tôt parce qu’il risque de manquer de places !

Déjà que, vendredi, on a failli en manquer. Ainsi, une bonne demi-heure avant le match de Fernandez, les gradins autour du court central étaient déjà très bien garnis. Et pendant l’affrontement, les places libres étaient très rares. Ça faisait de belles images pour TVA Sports, qui vient passer un autre week-end à Granby cette année.

Les amateurs appuient Fernandez sans réserve. Il ne fallait pas que l’arbitre de chaise rende une décision aux apparences injustes envers la Lavalloise parce qu’ils ne se gênaient pas pour lui faire savoir clairement. La pauvre arbitre qui, d’ailleurs, a connu une soirée très difficile…

À sa sortie du court, la nouvelle coqueluche des Granbyens a encore été assaillie par les fans. Mais comme elle avait ensuite un match de double à disputer, elle leur a accordé moins de temps que d’habitude.

En passant, c’est la première fois, de mémoire de journaliste qui couvre le Challenger depuis ses débuts, qu’un garde de sécurité escorte un joueur du tournoi à sa sortie du court. C’est vous dire.

« L’effet Fernandez », pourrait-on dire.

Leylah Annie Fernandez a offert une autre solide performance vendredi. Et elle semblait fière du travail accompli.

« J’avais affronté Maddison plus tôt cette année en Australie et je me souviens que j’avais gagné, mais que ça avait été très difficile, a-t-elle raconté. C’est une très bonne joueuse et il fallait que j’offre du bon tennis pour l’emporter. J’ai encore fait de petites erreurs, mais j’ai eu le meilleur lors des points importants. »

Ce qui a fait la différence, selon elle, c’est sa force mentale.

« Je pense que j’ai été plus forte que Maddison quand c’était important de l’être. J’ai vraiment l’impression que c’est là que ça s’est joué. »

Il y a une semaine, Fernandez et Françoise Abanda s’étaient rencontrées au Challenger de Gatineau, encore en demi-finale. Et c’est la première qui l’avait emporté à la suite du forfait de la seconde dans la deuxième manche. Abanda avait enlevé le premier set 6-3, mais tirait de l’arrière 5-1 dans le deuxième.

« Je suis ici pour gagner, a repris Fernandez, qui vise donc un deuxième titre de suite. Mais je dois continuer à bien jouer. »

Plus loin, l’entraîneur Sylvain Bruneau, responsable du programme féminin à Tennis Canada, semblait avoir aimé ce qu’il avait vu de la jeune joueuse.

« Elle a frappé la balle tôt, elle a atteint ses cibles, elle a été la meilleure des deux joueuses sur le court, a-t-il résumé. Oui, je pense que tout est possible encore pour elle cette semaine. »

Une autre bonne semaine pour Sebov

L’autre demi-finale, chez les dames, opposera l’Ontarienne Katherine Sebov à l’Australienne Lizette Cabrera. L’Ontarienne, qui joue du gros tennis cette semaine, n’a fait qu’une bouchée vendredi matin de sa compatriote Layne Sleeth en des manches de 6-2 et 6-1.

Pour Sebov, il s’agira d’une troisième participation consécutive aux demi-finales du Challenger. Elle avait même atteint la grande finale il y a deux ans.