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Félix Potvin est considéré comme un dieu à Magog.
Félix Potvin est considéré comme un dieu à Magog.

Félix Potvin a marqué les Cantonniers de la région

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
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Le petit monde des Cantonniers de Magog encaisse difficilement le coup. Considéré comme un véritable dieu au pays de l’équipe midget AAA de la région, Félix Potvin, qui vient d’annoncer son départ comme entraîneur en chef, aura marqué tous les joueurs qui auront joué sous ses ordres.

«Félix, c’est tout un entraîneur et il a été très important dans mon développement, explique le défenseur Lou-Félix Denis, de Farnham. Il a joué dans la Ligue nationale, il connaît la game, il sait comment gérer un match et il sait pousser ses joueurs sans abuser non plus. Sincèrement, ça a été un privilège de jouer pour lui.»

Denis s’est amené de façon permanente avec les Cantonniers à l’automne 2019 après avoir été repêché par les Huskies de Rouyn-Noranda quelques mois plus tôt. Il avait auparavant connu une grosse saison au niveau midget espoir avec les Harfangs du Triolet.

«Ce sera différent à Magog sans Félix à compter de la saison prochaine. Je n’y serai plus, mais ce sera différent pour les Cantonniers. Il a tellement fait pour l’organisation.»

Denis, qui a disputé huit matchs avec les Huskies la saison dernière, appartient aussi aux Inouk. Mais il s’est récemment entendu avec les Lauréats du cégep de Saint-Hyacinthe en vue de 2021-2022. Tout de même, il espère être invité une troisième fois au camp d’entraînement de l’équipe de l’Abitibi.

«Félix a été très important dans mon développement», affirme Lou-Félix Denis, de Farnham.

Son coéquipier Éli Baillargeon n’a aussi que de bons mots pour Potvin.

«Si la saison est finalement annulée dans la Ligue midget AAA, ça voudra dire que je n’aurai pas joué de vrais matchs en tant que tel pour Félix et ça, ça sera une grande déception, dit le résident de Shefford. Tout de même, croyez-moi, j’ai déjà appris énormément avec lui. C’est un coach qui exige de l’intensité et moi, je sais que je suis un meilleur joueur de hockey aujourd’hui qu’à mon arrivée à Magog.»

À la demande du président Renaud Légaré, Potvin gardera un pied dans l’organisation des Cantonniers. Et celui qui a gardé les buts dans la Ligue nationale pendant une douzaine d’années participera au processus de sélection du prochain entraîneur.

«C’est un coach qui exige de l’intensité et moi, je sais que je suis un meilleur joueur de hockey aujourd’hui qu’à mon arrivée à Magog», mentionne Éli Baillargeon, de Shefford, au sujet de Félix Potvin.

En attente, toujours

La Ligue junior AAA a annoncé qu’elle annulait sa saison lundi, mais les gens de la Ligue midget AAA, eux, semblent déterminés à attendre encore un peu. Si Denis ne semble plus espérer grand-chose, Baillargeon, lui, continue à s’accrocher.

«Je ne crois plus vraiment à une saison, mais peut-être qu’il pourrait y avoir un tournoi quelconque, espère Baillargeon. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, comme on dit.»

À défaut de jouer, les Cantonniers se sont tout de même entraînés tout au long de la saison grâce au principe de la même bulle sport-études. Quoi que les quelques joueurs qui sont au cégep (comme Denis) s’entraînaient dans un groupe à part.

«On a progressé quand même, tranche Baillargeon, un espoir en vue du prochain repêchage de la LHJMQ. Les entraînements de Félix sont structurés et intenses et on apprend beaucoup pendant les pratiques.»

Au niveau bantam AAA avec les Harfangs du Triolet la saison dernière, Baillargeon a amassé pas moins de 41 points, dont 24 buts, en 23 matchs.