Après avoir réussi quelques top 5 depuis le début de la saison, Félix Murray a ramené une troisième place le week-end dernier
Après avoir réussi quelques top 5 depuis le début de la saison, Félix Murray a ramené une troisième place le week-end dernier

Félix Murray reprend confiance

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
Les sportsman auront la vedette vendredi soir à l’Autodrome Granby alors qu’une finale de 100 tours leur sera consacrée. Après être monté sur le podium samedi dernier, Félix Murray aborde le «Sportsman Showdown» avec confiance.

«Les longues courses, j’aime ça, explique le Granbyen. Il y a deux ans, si vous vous en souvenez bien, c’est d’ailleurs moi qui avais remporté la finale de 75 tours.»

Une bourse de 1000 $ sera remise au vainqueur. En cette période toute particulière où l’argent se fait rare, attendez-vous à ce que ça brasse en piste.

«C’est l’fun que les promoteurs pensent aux sportsman et qu’on ait toute la place de temps en temps. Ça permet aussi aux amateurs de voir qu’il y a de bons pilotes à l’extérieur des modifiés.»

Après avoir réussi quelques top 5 depuis le début de la saison, Murray a ramené une troisième place le week-end dernier. Une position qui lui a confirmé qu’il était sur la bonne voie après avoir effectué un changement important cette année.

«La saison dernière, j’ai tenté ma chance avec un châssis Teo et ça n’a pas très bien fonctionné. J’ai décidé de revenir à Bicknell et les résultats sont là. On avait calculé qu’on commencerait à avoir de très bons résultats vers le milieu de la saison et si on s’arrête au nombre de courses qu’on a disputé jusqu’ici, on serait pas mal rendu à la mi-saison dans un calendrier normal.»

Steve Bernard a aussi tenté sa chance avec un châssis Teo la saison dernière. Et lui aussi est revenu à Bicknell en 2020.

«Ce sont de bons châssis, c’est clair, mais ce n’est pas fait pour tout le monde. Nous, on se battait toujours avec les réglages. À chaque fois qu’on pensait qu’on tenait quelque chose, c’était à refaire la semaine d’après. Je ne regrette pas l’expérience, mais ce n’était pas fait pour moi.»

Là où Murray a perdu le plus la saison dernière, c’est en confiance.

«Quand tu accumules les mauvais résultats, tu te poses toutes sortes de questions. Là, la confiance revient tranquillement. Ça prend ça pour avoir du succès aux courses. Ça a beau être un sport très technique, ça se passe beaucoup dans la tête du pilote aussi.»

Une saison spéciale

Comme tous les autres pilotes avant lui, Félix Murray l’avoue : la présente saison est très spéciale.

«On part de loin et, quand je regarde ça, je trouve ça quasiment surprenant qu’on ait réussi à faire autant de courses. Par contre, les moments libres supplémentaires qu’on a eus cet été nous ont permis de redécouvrir la vie à l’extérieur du stock-car. Qu’on le veuille ou non, nos étés sont très intenses et on les passe ou bien dans le garage à travailler sur la voiture ou en piste. On a pu faire autre chose au cours des derniers mois et ça, ce n’était pas désagréable.»

Il n’y aura encore que 250 spectateurs dans les estrades de l’Autodrome vendredi. Mais comme dirait l’autre, c’est mieux que pas du tout.

«Le contact avec les amateurs m’a énormément manqué. Je suis d’ici, je viens de Granby, et il y a toujours plein de monde qui vient me voir courir et qui vient me saluer. L’aspect humain, c’est quelque chose d’important aux courses. On est une grande famille. Oui, ça m’a manqué.»