Contrairement à d’autres municipalités qui permettent des foules plus imposantes, la Ville de Granby maintient une limite de 50 spectateurs dans les installations sportives «clôturées» sur son territoire, dont le Stade Napoléon-Fontaine.
Contrairement à d’autres municipalités qui permettent des foules plus imposantes, la Ville de Granby maintient une limite de 50 spectateurs dans les installations sportives «clôturées» sur son territoire, dont le Stade Napoléon-Fontaine.

Événements sportifs: la Ville de Granby maintient une limite de 50 spectateurs

À moins d’un revirement majeur, les Guerriers junior élite devront se contenter d’estrades dégarnies lors de leur ouverture locale vendredi soir. Contrairement à d’autres municipalités qui permettent des foules plus imposantes, la Ville de Granby maintient une limite de 50 spectateurs dans les installations sportives «clôturées» sur son territoire.

«On suit les recommandations de la santé publique», a affirmé Patrice Faucher, directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire à la Ville.

«Les deux exemples qui me viennent en tête sont le stade Napoléon-Fontaine et le site du Challenger. Pour ce qui est des installations non clôturées, par exemple les endroits où les gens jouent au soccer, à la pétanque ou au volley-ball de plage, la limite ne s’applique pas. Par contre, on demande le respect de la distanciation de deux mètres.»

On note toutefois des écarts importants au niveau de l’interprétation des directives gouvernementales dans différentes municipalités. À Acton Vale, on a ainsi permis aux Castors d’accueillir 175 partisans, soit environ le quart des places normalement disponibles au Stade Léo-Asselin, pour leur ouverture locale dimanche dernier. Au même moment, 467 amateurs assistaient au match présenté du côté de Thetford Mines.

Les dirigeants de Baseball Québec et de la Ligue junior élite souhaite d’ailleurs que la Direction de la santé publique tranche et émette des consignes uniformes dans ce dossier.

Patrice Faucher reconnaît qu’une certaine «confusion» semble régner à l’heure actuelle. «On comprend qu’il y a effectivement matière à interprétation, ça peut créer des désagréments et de la frustration», concède-t-il.

«C’est certainement plaisant d’aller voir du baseball, par exemple, mais de grâce, respectons les consignes. (…) On parle quand même d’enjeux de santé publique.»

M. Faucher estime que l’exemple du camp de jour de l’école de la Haute-Ville — fermé jusqu’au 22 juillet après que cinq animateurs et un enfant aient été testés positifs à la COVID-19 — «montre que le coronavirus est encore bien présent et qu’il peut aussi toucher des populations qu’on considère moins vulnérables».

«C’est certainement plaisant d’aller voir du baseball, par exemple, mais de grâce, respectons les consignes. (…) On parle quand même d’enjeux de santé publique», affirme Patrice Faucher, directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire à la Ville de Granby.

«Un paquet de questions» chez les Guerriers

Les différentes équipes et organisations locales devront donc s’assurer que la limite de 50 spectateurs est respectée lors de leurs matchs et/ou événements. «Si certaines ne suivent pas les consignes après rencontre et explications, il pourrait potentiellement y avoir non accès aux installations concernées», a prévenu M. Faucher.

Lundi soir, un représentant des Indians de Granby avait plaidé qu’il revient à l’administration municipale de faire appliquer ses propres règles. Avec au moins une centaine de personnes dans les gradins du Stade Napoléon-Fontaine, le club senior BB a sans doute attiré l’une de leurs meilleures foules, toutes saisons confondues.

Du côté des Guerriers, les restrictions ne compromettent pas la pérennité de l’équipe dans l’immédiat puisque les joueurs et les commanditaires couvrent une partie des dépenses. N’empêche qu’elles compliquent grandement les préparatifs en vue de l’ouverture locale de vendredi.

«On donne trois billets de saison aux parents de chacun de nos joueurs, donc est-ce qu’on doit dire à la moitié de rester à la maison ? Est-ce qu’on doit privilégier nos partisans et refuser ceux de l’autre équipe ? On se pose encore un paquet de questions», a indiqué le directeur général Mathieux Rochefort, qui déplore que la situation soit différente d’une ville à l’autre.

«Notre stade peut accueillir 960 amateurs. Avec une soixantaine de rangées, je suis convaincu qu’on peut fonctionner de façon sécuritaire avec des foules de 150 ou 200 personnes.»

Selon Patrice Faucher, la limite de 50 spectateurs ne s’applique pas aux activités de l’Autodrome Granby puisqu’elles relèvent du domaine privé. Les dirigeants de la piste de la rue Cowie ont néanmoins annoncé que le troisième programme de la saison sera de nouveau présenté à huis clos samedi. Les amateurs peuvent cependant se procurer des billets pour la webdiffusion du «COVID-Mania 40».

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