Eugenie Bouchard, qui n'a pas réussi à se qualifier pour Roland-Garros, est actuellement classée 164e au monde.

Eugenie dans les pensées de Faucher et Lapierre

Alain Faucher affirme qu’il ne peut s’empêcher d’y rêver. Eugène Lapierre, lui, dit que c’est une « long shot ».

Le Challenger Banque Nationale de tennis de Granby n’est pas tout à fait à nos portes (il aura lieu du 21 au 29 juillet), mais lorsque débute la saison des grands tournois, avec Roland-Garros suivi de Wimbledon, ça commence à sentir le tennis chez nous. Et la plus intéressante des questions, à l’heure où on se parle, est la suivante : Eugenie Bouchard participera-t-elle au tournoi qu’elle a remporté en 2012 ? 

Bouchard est actuellement classée 164e au monde, elle qui a déjà pointé au cinquième rang en 2014 après avoir fait la finale à Wimbledon. Non, son classement n’est pas trop fort pour le Challenger. 

En comparaison, l’Ontarienne Bianca Andreescu, première tête de série en 2017 à Granby, était classée 156e au monde. Et elle s’était inclinée au deuxième tour face à sa compatriote Katherine Sebov, qui avait ensuite atteint la finale. 

« La présence d’Eugenie à Granby nous garantirait un succès financier sans précédent, lance le président et directeur général du Challenger, Alain Faucher. J’y pense à tous les jours, j’y rêve, mais est-ce que ça va arriver, je ne sais pas. C’est sa décision. »

« La fin juillet, je pense que c’est encore loin pour Eugenie, enchaîne le directeur du tournoi, Eugène Lapierre. Je pense que c’est possible, mais que ça reste une long shot. »

Bouchard, qui n’a pas réussi à se qualifier pour Roland-Garros, a donné très peu d’indications sur ses plans en prévision de l’été. 

Une invitation formelle ? 

Faucher et Lapierre aimeraient voir Eugenie Bouchard à Granby, mais ils n’ont pas communiqué directement avec elle afin de l’inviter officiellement ou encore afin de sonder son intérêt. 

« Je ne sais pas si ça peut aider, mais j’ai l’intention d’écrire à Eugenie afin de l’inviter personnellement, révèle Alain Faucher. Ça ne veut pas dire que ça va faire une différence, mais on ne sait jamais… »

« D’après ce que je connais d’Eugenie, je pense qu’il vaut mieux la laisser aller, enchaîne encore Eugene Lapierre. Si elle pense que Granby peut être bon pour elle, elle va venir. En même temps, il n’y a rien de mal à lui envoyer un petit courriel… »

Le Challenger de Granby (60 000 $ en bourses pour les dames) sera précédé des tournois de Winnipeg (25 000 $) et de Gatineau (25 000 $). Les gens de Gatineau ont déjà envoyé un dossier complet à Bouchard pour tenter de la convaincre de venir chez eux. 

« Elle pourrait faire la tournée canadienne ou simplement faire Granby, un tournoi qu’elle connait, où elle a déjà eu du succès, et celui qui lui rapportera le plus de points si elle connait une bonne semaine », mentionne Faucher. 

Bouchard, malgré son classement à la baisse, n’a pas encore commencé à participer à de plus petits tournois comme celui de Granby. Le week-end des demi-finales et de la finale du Challenger, elle pourrait être dans la capitale américaine pour les qualifications du tournoi de Washington (250 000 $), souligne Lapierre. 

Chose certaine, elle aura un laissez-passer pour la Coupe Rogers, dont le volet féminin sera présenté à Montréal du 3 au 12 août. 

« Je n’ai pas parlé à Eugenie depuis un moment, reprend Lapierre. J’ai aussi hâte que vous de voir ce qu’elle entend faire de son été. Chose certaine, elle doit refaire son classement et reprendre confiance. Reste à voir ce qu’elle fera pour y parvenir. »

Aleksandra Wozniak et Bianca Andreescu ont déjà confirmé leur présence à Granby en juillet. Lapierre attend des nouvelles de Françoise Abanda, qui avait fait l’impasse sur le Challenger en 2017.