Dix-neuf fois sur vingt, La Voix de l’Est est le seul et unique média représenté sur la galerie de presse du centre sportif Léonard-Grondin pour les matchs des Inouk.

Et si La Voix de l’Est n’était plus là pour nos sportifs ?

CHRONIQUE / Alexandre Pratt a écrit la chronique que j’aurais voulu écrire en fin de semaine dans La Presse +. Le titre était : « Et si votre équipe n’était plus couverte ? »

Je n’ai pas écrit cette chronique parce que j’étais en vacances. Mais j’avais en tête d’écrire quelque chose du genre à mon retour à la suite de l’annonce des difficultés financières de Groupe Capitales Médias, propriétaire de La Voix de l’Est. L’ami Pratt a été plus rapide que moi.

Le chroniqueur n’y va pas par quatre chemins et se demande comment les gens réagiraient s’ils n’avaient plus de nouvelles de leur équipe préférée ou de leurs athlètes préférés. Et il souligne à grands traits ce que les quotidiens régionaux comme La Voix de l’Est ont fait pour promouvoir les équipes et les athlètes qu’ils couvrent, pour les aider et parfois même pour les sauver de situations difficiles.

À mon tour, je vous pose la question : comment réagiriez-vous si votre équipe préférée ou vos athlètes préférés, ici dans la région, n’étaient plus couverts ?

Évidemment, La Voix de l’Est n’est pas le seul média à parler de sport dans la région, on s’entend. Mais on s’entend aussi que personne n’assure une couverture en continu aussi élaborée de l’actualité sportive dans le coin. Je ne crois pas que je vais offenser mes collègues des hebdos et de la radio en disant ça.

La Voix de l’Est, c’est la voix des Inouk et des Maroons (devenus les Bisons), des Guerriers, de l’Autodrome, de nos équipes de hockey mineur, de football scolaire et quoi encore. C’est aussi la voix de quantité de petits clubs sportifs qui sont heureux de pouvoir compter sur le journal quand leur équipe ou un de leur athlète a accompli un bel exploit.

Dix-neuf fois sur vingt, La Voix de l’Est est le seul et unique média représenté sur la galerie de presse du centre sportif Léonard-Grondin ou sur celle du stade Napoléon-Fontaine pour les matchs des Inouk et des Guerriers. On n’est pas là pour se vanter, mais c’est la réalité. Pas plus tard que la semaine passée, le gérant des Guerriers, Denis Lamontagne, me disait à quel point l’organisation se considérait privilégiée d’avoir un quotidien pour rapporter les faits et gestes de son équipe.

La Voix de l’Est a été le tout premier média à parler de Lyne Bessette.

Granby, ce n’est pas Montréal, ni Québec, ni même Sherbrooke. Nous n’avons plus d’équipe de la LHJMQ, nous n’avons pas d’équipe de football universitaire ou même collégiale, mais La Voix de l’Est couvre les principales équipes de son territoire avec la même rigueur que si elles évoluaient dans les grandes ligues. Le gardien Marc-Antoine Dufour, des Inouk, m’a déjà dit : « À cause de la couverture accordée par La Voix de l’Est, on dirait qu’on est dans le junior majeur à Granby ».

La Voix de l’Est a aussi « mis au monde » de nombreux athlètes. On a été les tout premiers à parler des Lyne Bessette, Andrew Ranger, Philippe Bédard, Maxence Parrot, Adam Dyczka et combien d’autres.

Des batailles

À la faveur de ses organisations sportives, quand la cause est juste, La Voix de l’Est se bat aussi. Je me souviens, par exemple, que le journal a participé au sauvetage des Bisons de la LHJMQ au milieu des années 80 lorsque l’équipe était sur le point de déménager à Saint-Hyacinthe. Je me souviens aussi que La Voix de l’Est avait mis son poids dans la balance afin d’empêcher Tennis Canada de transformer le Challenger en simple tournoi de type Futures au début des années 2000. Deux exemples, mais il y en a d’autres.

Avoir un quotidien dans sa région, pour le milieu sportif, c’est ça, c’est tout ça. Et je sais que vous le savez, je sais que vous vous sentez privilégiés. Rappelons au passage que Granby est la plus petite ville au Québec à abriter un journal qui publie tous les jours.

Évidemment, certains diront que La Voix de l’Est ratisse un peu moins large qu’auparavant. Vrai qu’il faut faire plus de choix qu’à une certaine époque où le personnel aux sports était plus nombreux. Mais je ne suis pas gêné de dire que nous sommes toujours là lorsqu’il se passe quelque chose d’important dans notre région.

On est là pour notre communauté sportive depuis plus de 80 ans. Et on veut l’être encore longtemps. Et comme on le dit dans les vestiaires de nos équipes : « Si on travaille ensemble, tous ensemble, on peut réaliser de grandes choses ! »

Merci de votre appui.