Raphaël Bouchard a fait la différence en tirs de barrage.

Et de huit pour les Inouk!

Ça a été toute une aventure, mais les Inouk ont remporté une huitième victoire de suite, dimanche au Colisée Jean-Béliveau de Longueuil, alors qu’ils ont disposé du Collège Français 6-5 en tirs de barrage.

Raphaël Bouchard, qui n’est clairement pas revenu avec les Inouk pour rien, a été le seul à marquer en fusillade et il a permis à son équipe de rentrer à Granby avec deux points. Il avait auparavant récolté une passe.

Les Inouk l’ont emporté après avoir comblé des déficits de 3-0, 4-3 et 5-4. Quand on vous dit que ça a été une aventure…

«Ça n’a pas été facile, en effet, mais on a encore trouvé le moyen de gagner», a expliqué Patrick Bergeron, qui dirigeait le club en l’absence de Patrice Bosch, parti au camp de sélection d’Équipe Canada Est, qui se prépare à participer au Défi mondial de hockey junior A.

Bergeron a souligné que, comme c’est à peu près toujours le cas face au Collège Français, les amateurs ont eu droit à du hockey intense, émotif et rapide.

«Ça patinait, c’était du up and down constant, on aurait dit du basket en patins! Contre Longueuil, on le sait, ce n’est jamais plate.»

Louis-Philippe Denis a marqué deux buts, dont celui qui créait l’égalité 5-5 à 15:02 de la troisième, en désavantage numérique s’il vous plaît. Laurent Minville et Charlie Risk ont réussi un but et une passe chacun alors que Ludovick Caron a complété le pointage des gagnants. Simon Lavoie, lui, a récolté deux mentions d’aide.

William Leblanc a été limité à une passe. William Duperron a pour sa part été le meilleur du Collège Français avec un tour du chapeau.

Marc-Antoine Dufour a fait face à 40 lancers devant le filet des Inouk. À l’autre bout, Philippe Savard-Massé a été mis à l’épreuve 32 fois.

Plusieurs absents

Les absents étaient nombreux chez les Inouk : Nicolas Roy et Thomas Caron, partis au camp d’Équipe Canada Est, Vincent Lampron, blessé, Nathan Martel, qui purgeait le dernier de ses trois matchs de suspension, Félip Bourdeau, qui a néanmoins recommencé à patiner, ainsi que Gabriel Goudreault, qui a récemment été opéré en raison de la présence d’un caillot de sang dans un bras.

«Avec tous ces absents, il aurait été facile pour les gars d’abandonner une couple de fois aujourd’hui, a repris Patrick Bergeron. Mais l’émotion était là, parfois même un peu trop, et on a fait preuve de beaucoup de caractère.»

Les Inouk (18-7) tenteront de poursuivre leur heureuse séquence en visitant les Forts de Chambly jeudi soir.