Dominic Dinelle, ici accompagné d’une jeune partisane, alors qu’il faisait partie du personnel d’entraîneurs des Aigles de Trois-Rivières, de la Ligue Can-Am.

EPBL: «Granby, c’est parfait!»

Dominic Dinelle est celui qui veut amener du baseball professionnel à Granby. Vingt petites minutes d’entrevue avec lui confirment qu’il croit en son projet… et qu’il croit en Granby.

« J’habite dans les Laurentides, dans le secteur de Saint-Jérôme, mais je connais très bien votre ville pour y avoir séjourné de nombreuses fois pour le baseball, explique-t-il. À mon avis, Granby a véritablement tout ce qu’il faut pour accueillir une équipe de la Empire Professionnal Baseball League. »

La Empire Professionnal Baseball League (EPBL), rappelons-le, est un circuit indépendant qui fournit des joueurs à la Ligue Can-Am (la ligue des Capitales de Québec et des Aigles de Trois-Rivières), aux autres circuits indépendants et même au baseball affilié. Elle se veut ni plus ni moins la portée d’entrée du baseball professionnel.

« Granby, c’est parfait !, insiste Dinelle. Le stade Napoléon-Fontaine est magnifique, il a beaucoup de potentiel, Granby a un bel historique de baseball, c’est une ville-centre avec une vie économique importante, il y a journal quotidien, etc. Je pense que si on fait un happening des matchs de l’équipe, si on présente un produit, sur le terrain comme dans l’emballage, de niveau professionnel, on peut attirer plusieurs centaines de personnes par partie. »

Dinelle ira jusqu’à parler d’une moyenne de 700 spectateurs par match. Bien que ça nous apparaisse beaucoup, il y croit fermement.

« J’ai fait mes recherches. Il y a déjà eu régulièrement plus de monde que ça dans le passé. Et le stade était rempli, l’été dernier, pour le match opposant les Guerriers aux Cubains. Ça prouve que l’intérêt pour le baseball est encore là. Je suis convaincu que si on s’y prend bien, c’est possible. »

Même s’il n’est âgé que de 46 ans, Dominic Dinelle est déjà un vieux routier du baseball. Il a joué et dirigé au niveau junior élite, il a fait partie du personnel d’entraîneurs des Aigles de Trois-Rivières de la Ligue Can-Am et il a été recruteur pour les Expos et les Marlins de Miami. Présentement, il est un des responsables de Baseball CRM, organisme qui voit au développement du baseball en Mauricie.

Rencontre avec la Ville
Il n’y a pas encore de date de fixée, mais Dinelle espère rencontrer les gens de la Ville de Granby bientôt. Lorsque le moment sera venu, il sera accompagné de François Giasson, président des Guerriers, qui lui donnent leur appui dans ce projet.

« C’est clair que ça prend un vestiaire plus grand pour la future équipe professionnelle, dit-il. Ça, et peut-être quelques améliorations mineures au stade. Mais on ne parle pas de rénovations très onéreuses ici. Honnêtement, je n’ai pas de chiffres en tête, mais on ne parle certainement pas d’un million. En plus, je vois les rénovations en trois phases, ce qui permettrait d’aplanir les coûts. Et le baseball mineur, qui sera un allié important dans le projet, profitera des transformations du stade. »

La Empire Professionnal Baseball League comptera six équipes en 2018, dont deux « traveling teams ». Les quatre autres concessions auront pignon sur rue à Plattsburgh et Sullivan, dans l’État de New York, ainsi qu’à Old Orchard Beach, dans le Maine, et à Porto Rico.

Si les six concessions sont propriétés de la ligue, celle de Granby serait propriété, elle, du groupe granbyen. Signe que le circuit a un préjugé favorable envers Granby, Dominic Dinelle affirme qu’il possède les droits exclusifs d’une concession de la EPBL au Québec.

« C’est un projet pour Granby et pour le développement du baseball au Québec, qui est mon dada. Oui, j’y crois ! », termine-t-il.