Le Farnhamien Rémi Poirier a été le premier gardien repêché par les Olympiques dans les cinq premières rondes depuis 2009.

Enfin un jeune espoir masqué

C'est une tendance chez les Olympiques de Gatineau. Chaque année, on hésitait à sélectionner un gardien dans les premières rondes du repêchage de la LHJMQ.
À Saint-Jean, au mois de juin dernier, les recruteurs du club ont dérogé de leur plan habituel en sélectionnant Rémi Poirier avec un choix de cinquième ronde. Ils n'avaient pas repêché un gardien aussi tôt depuis 2009...
On peut comprendre pourquoi. La dernière fois, ils ont été brûlés par leur choix de deuxième tour. Gabriel Carignan n'a jamais répondu aux attentes et il n'aura disputé que deux matches dans l'uniforme gatinois.
C'est simple, les Olympiques ont rarement développé leurs propres gardiens. Sélectionné au premier tour en 2007, Maxime Clermont a été le dernier à accéder au poste de gardien numéro un. Depuis, c'est le néant. Parmi les gardiens réguliers des 10 dernières années, Marc-Antoine Gélinas, François Lacerte, Robert Steeves, Brandon Whitney, Mathieu Bellemare, Mark Grametbauer et Tristan Bérubé ont tous été obtenus par voie de transaction !
L'équipe gatinoise fonde donc de grands espoirs en Rémi Poirier. Sinon, on risque d'attendre longtemps avant de répéter l'expérience de choisir un gardien rapidement en juin.
« Nous allons être patients avec lui »
Natif de Farnham en Montérégie, Poirier a encore 15 ans. Il fêtera ses 16 ans au mois d'octobre, mais puisque Mathieu Bellemare récupère d'une opération à l'épaule et qu'il a même demandé une transaction, la recrue demeure une option pour amorcer la saison à Gatineau.
À sa première saison avec les Cantonniers de Magog, il a maintenu une fiche de 9-9-1 avec une moyenne de 3,17 buts alloués par match et un pourcentage d'arrêt de ,901. Il s'était assez bien débrouillé pour représenter une des deux équipes du Québec U-16 dans un tournoi international aux Fêtes.
Chez les Olympiques, on compte donner tout le temps voulu à ce rare espoir devant le filet. « Nous allons être patients avec lui. Au repêchage, nous avons pris une décision d'équipe en le sélectionnant avec notre deuxième choix. Nous comptons lui offrir le plus de temps de glace possible afin qu'il prenne de l'expérience », a lancé l'entraîneur-chef Éric Landry.
Au bon endroit, au bon moment
Rémi Poirier, lui, pense qu'il arrive au bon endroit au bon moment. « Les deux gardiens réguliers du club ont 19 et 18 ans. Quand je serai prêt, ils vont arriver à la fin de leurs carrières juniors. Gatineau, c'est un endroit parfait pour moi. Je sais qu'il y a un gardien blessé. Mon plan, c'est de commencer l'année ici, mais j'ai encore tout à prouver. »
Plus jeune, Poirier a eu la piqûre de sa position simplement en s'amusant dans sa rue. « J'étais bon. J'avais du fun. J'ai dit à mon père que je voulais être gardien. Ça lui a coûté cher ! »
Doté d'un gabarit imposant de 6'1'' et 206 livres, Poirier couvre beaucoup d'espace devant son filet. « Ma taille est un avantage et je me place bien alors la rondelle me frappe souvent, mais j'ai encore des choses à corriger. Je veux mieux suivre la rondelle et analyser les options de passes devant moi. Le jeu se déroule plus vite que dans le midget AAA cette semaine. J'ai des ajustements à faire. »
Poirier accompagnera notamment les Olympiques au tournoi des recrues de Sherbrooke avec le Manitobain Brendan Benoît ce week-end.