Geneviève Baril et Flare participeront aux IFSS World Championships Dryland en Pologne ce week-end.

Elles courent pour le Canada en Pologne

Il n’y aura pas place à l’erreur, samedi et dimanche, lorsque Geneviève Baril et son fidèle compagnon, Flare, représenteront le Canada avec une équipe de coureurs bipèdes et quadrupèdes aux IFSS World Championships­ Dryland, en Pologne.

La Bromontoise et sa chienne, avec laquelle elle pratique régulièrement des sports attelés, participeront alors à deux courses. Plusieurs sports attelés d’été seront représentés à l’événement, comme le canicross, soit la spécialité de l’athlète bromontoise et fondatrice de Sirius Sports Canins. 

La Voix de l’Est s’est entretenue le week-end dernier avec Mme Baril avant son départ pour la Pologne. « Je suis très fébrile, pour toutes sortes de raisons, comme la course, le voyagement, la planification pour le chien. Je sens que Flare aussi est fébrile. Elle est excitée. On est plusieurs du Québec à voyager ensemble. On voit que les chiens ressentent la nervosité de tout le monde. »

Et il y avait de quoi. L’embarquement se faisait quelques instants plus tard. Les chiens ne pouvaient pas prendre de produits pour diminuer leur nervosité pendant le vol puisqu’il y a des tests antidopage à ces championnats mondiaux. « Il y a quand même beaucoup de spécificités et on a du mal à s’y retrouver. »

Les athlètes canins, qui allaient courir pour le pays, étaient installés dans leurs transporteurs dans une soute à bagages pressurisée. La semaine de préparation passée sur le continent européen aura permis à l’équipe de s’acclimater et de combattre les effets du décalage­ horaire.

Deux rondes

Samedi et dimanche, le duo prendra la ligne de départ du canicross de 4,5 km. Geneviève Baril sera la première Canadienne à prendre la piste. Ces deux manches détermineront les vainqueurs. « Ils font un cumulatif des deux épreuves. Sur 4,5 km, tu ne peux pas te permettre la moindre erreur de parcours, ça passe vite. »

Son conjoint et coach, Benoit Talbot, sera assurément près d’elle pour les derniers conseils et l’encourager.

Plus connus en Europe

Les sports attelés sont relativement récents au Québec, mais sont de plus en plus populaires. Ils sont cependant beaucoup plus répandus en Europe. Mme Baril explique que plus de 600 personnes sont inscrites aux championnats de ce week-end, alors qu’un événement au Québec attire souvent au maximum­ 200 personnes.

C’est d’ailleurs la première fois que le Canada est représenté aux IFSS (International Federation of Sleddog Sports) World Championships­ Dryland. 

En développant les sports attelés dans la région, s’attendait-elle un jour à participer à des championnats mondiaux ? « Tellement pas !, répond-elle d’emblée. Je ne m’attendais pas à ça. Premièrement, quand on a commencé au Québec, c’était amateur. On a réalisé qu’en Europe il y avait de gros circuits, alors ici on a commencé à développer des circuits au fil des années, mais de là à me rendre aux championnats du monde, non. »

« J’ai eu une belle saison, je me suis entraînée fort dans le but de m’y rendre. J’ai hâte de voir ce qu’on va être capable de faire comme performance. »