«Ma vie à moi, c’est de m’entraîner. Là, je reste chez nous et j’essaie de m’occuper comme je peux», explique Adam Dyczka.
«Ma vie à moi, c’est de m’entraîner. Là, je reste chez nous et j’essaie de m’occuper comme je peux», explique Adam Dyczka.

Dyczka, trois semaines plus tard

Adam Dyczka a été un des premiers athlètes touchés par les craintes liées au coronavirus. Le gala de boxe organisé par Eye of the Tiger Management, à l’intérieur duquel il devait se battre il y a un peu plus de trois semaines, a ainsi été un des premiers événements de sport à être annulés.

«Sur le coup, honnêtement, j’étais défait, j’étais à terre, explique le Granbyen. Je m’étais entraîné fort et j’étais vraiment prêt. Quand je suis parti de Montréal et que je suis rentré chez nous, j’étais déprimé. Mais après, quand j’ai vu que même les grandes ligues reportaient ou annulaient leurs activités, je me suis dit : '‘Ben écoute, c’est ça pour tout le monde…’'»

Dyczka s’apprêtait à disputer son troisième combat de boxe chez les pros. Il avait rendez-vous avec le Mexicain Angel Gabriel Barron au Casino de Montréal. Sa motivation était à son maximum, d’autant plus qu’il venait de signer un contrat de deux ans avec les gens d’Eye of the Tiger.

«Je suis encore sous contrat, mais là, tout est sur la glace. Quand est-ce que je vais me battre à nouveau? Je ne sais pas. Quand est-ce que la vie normale va reprendre? Je ne le sais pas plus que vous. Là, je suis les directives du gouvernement comme tout le monde et j’attends.»

Tous dans le même bateau

Comme tout est fermé, y compris les gymnases, Dyczka a cessé de s’entraîner.

«Ma vie à moi, c’est de m’entraîner. Là, je reste chez nous et j’essaie de m’occuper comme je peux. Mais on est tous dans le même bateau, je ne fais pas plus pitié que les autres…»

À travers tout ça, le gros bonhomme tente de garder le moral.

«Je regarde les nouvelles, je suis ce qui se passe. Parfois, on entend des choses qui nous encouragent et parfois, c’est le contraire. Mais il faut garder le moral, on n’a pas le choix. Car si on perd le moral, il ne nous restera plus grand-chose…»

Bien dit.