Adam Dyczka est déterminé à se battre en boxe le 29 juin, à Laval, en sous-carte de l’affrontement Jean Pascal-Steve Bossé.

Dyczka-Patry: d’une mise en demeure à l’autre

Adam Dyczka est déterminé à se battre en boxe le 29 juin, à Laval, en sous-carte de l’affrontement Jean Pascal-Steve Bossé. Et le cabinet d’avocats qui le représente, Huppé Arcand Martin de Granby, a envoyé une mise en demeure à Stéphane Patry en affirmant qu’il ne peut empêcher son client de monter sur le ring.

Ce que Huppé Arcand Martin prétend, pour l’essentiel, c’est que le contrat signé par Dyczka avec Patry a été signé alors que Patry était promoteur de TKO MMA et agent de Dyczka, ce qui l’a placé en situation de conflit d’intérêts. Et ce qui, par conséquent, invalide ni plus ni moins l’entente puisque la réglementation québécoise interdit qu’un individu ou un organisme agisse à la fois en tant que promoteur et agent.

Le clan Dyczka a ensuite émis un communiqué à l’intérieur duquel il explique en long et en large ce qui a mené au conflit actuel. Selon le communiqué, tout a commencé en novembre dernier lorsque Dyczka, en difficultés financières, a demandé à Patry, alors son agent, de lui donner un coup de main. Devant le refus de Patry, Dyczka a décidé de rompre les liens avec son agent et s’est tourné vers Patrick Côté et la relation Dyczka-Patry s’est sérieusement envenimée.

« Croyez-moi, Adam n’est pas heureux de tout ce qui se passe présentement, explique Mélanie Adam, l’agente promotionnelle de Dyczka, en entrevue à La Voix de l’Est. C’est un combattant professionnel, mais il n’aime pas se battre à l’extérieur de l’arène sportive, il est plutôt du genre à s’éloigner de tout conflit. Tout ce qu’il veut, c’est disputer le combat de boxe qui lui est offert afin d’améliorer son sort financièrement parlant. »

Dyczka se plaint du traitement financier qu’il reçoit de la part de TKO MMA, compte tenu de sa fiche parfaite et compte tenu du fait qu’il est un des combattants les plus populaires de l’organisation.

« En prévision de son combat de championnat du 2 août, M. Patry a promis à Adam une rémunération plus intéressante, a repris Mme Adam. Mais voilà, on attend toujours de recevoir le contrat. Encore une fois, Adam ne sait pas ce qui l’attend, il est dans l’incertitude. »

Le promoteur de TKO MMA, Stéphane Patry, n'a pas tardé à répliquer.

Patry réplique
Bien sûr, il fallait s’attendre à ce que Stéphane Patry réplique. En début d’après-midi, jeudi, il a à son tour envoyé un long communiqué à l’intérieur duquel il se défend de tout ce dont il est accusé par le clan Dyczka. Rappelons qu’il avait déjà envoyé une mise en demeure au clan Dyczka ainsi qu’au Groupe Yvon Michel, promoteur du gala de boxe de la fin juin.

En outre, Patry affirme qu’il n’a jamais été l’agent de Dyczka, mais plutôt son promoteur, et seulement pour ses affaires hors-Québec de façon, justement, à éviter tout conflit d’intérêts et afin de se conformer à la réglementation.

Il mentionne aussi que, lorsqu’il a offert un combat de championnat à Dyzcka, à la mi-mai, il lui a rappelé qu’il était lié par un contrat d’exclusivité avec TKO MMA. « Et Adam était d’accord à 100 % », ajoute-t-il.

Toujours dans son communiqué, Patry rappelle que le contrat qui lie les deux parties, de même que la réglementation de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec, empêche Dyzcka de se battre en boxe. Mais il parle également du « risque de blessures incroyable » à seulement 33 jours de son combat de championnat en arts martiaux mixtes.

« Il y a un an, Adam a été victime d’une commotion cérébrale lors de son combat contre Bobby Sullivan. Et la Régie l’a suspendu pour une période 60 jours. Au-delà de notre entente et de la réglementation, il est irresponsable de sa part de vouloir boxer à un mois de son combat de championnat en arts martiaux mixtes », lance-t-il.

Le 29 juin approche rapidement. Ça fait beaucoup de choses à régler en peu de temps avant de voir Adam Dyczka enfiler des gants de boxe.