Avant leur affrontement du 8 décembre au Centre Bell, Adam Dyczka et Bakary Sakho se sont livrés à une guerre de mots en conférence de presse.

Dyczka: «L'impression d'être arrivé à quelque part»

Adam Dyczka l’avoue : il réalisera un rêve, le 8 décembre prochain, lorsqu’il se battra au Centre Bell.

« Le Centre Bell, ça signifie pour moi les combats de Georges St-Pierre, le Canadien, les gros shows de rock, etc. Le Centre Bell, c’est gros, c’est prestigieux. J’ai l‘impression d’être arrivé à quelque part en me battant là… », a dit le Granbyen, jeudi matin, lors d’une conférence de presse tenue dans un cinéma du centre-ville de Montréal. 

Mais voilà, Dyczka ne se battra pas seulement au Centre Bell. Il se battra aussi pour la ceinture des lourds de TKO MMA, la plus importante organisation en arts martiaux mixtes au pays. Son adversaire sera Bakary Sakho, un Montréalais d’origine sénégalaise. 

Dyczka et Sakho se sont livrés à une jolie guerre de mots en conférence de presse. Lorsqu’un journaliste a fait remarquer à Sakho qu’il était peu connu, celui qui se fait appeler « La panthère noire » a lancé à Dyczka : « Demandez à Adam, il me connaît, lui ! »

Pas ébranlé du tout, Dyczka a répliqué en disant : « Honnêtement, je ne le connais que très peu ! »

Pas encore satisfait, Sakho a ensuite piqué au vif Dyczka en mentionnant que son futur adversaire, toujours invaincu après six combats, n’avait battu que des « timbits » jusqu’ici. 

« On dirait que j’ai affaire à un beau parleur, a cette fois répliqué Dyczka. Mais le 8 décembre, il verra que ce sera encore moi, le roi de la jungle ! »

La grande finale du gala TKO41 opposera le très populaire Charles Jourdain à T.J. Laramie pour la ceinture des 145 livres. Le duel suscite énormément d’intérêt, mais on a clairement senti, à voir le nombre de questions posées aux deux combattants, que celui entre Dyczka et Sakho ne laissait personne indifférent non plus. 

Contrôler ses émotions 

Adam Dyczka s’est déjà fait reprocher par les gens de son entourage de ne pas avoir suivi le plan de match qui lui avait été préparé. « Kung Fu Panda » est émotif, il aime en donner au public et il a tendance, avouera-t-il lui-même, à privilégier le spectacle aux dépens de la stratégie. 

« Est-ce que je dois mieux contrôler mes émotions ? Probablement. Mais quand j’arrive et que j’entends les gens qui sont derrière moi hurler mon nom, je capote, j’ai des frissons. Je me bats pour moi, mais je me bats pour le public aussi. »

Au Centre Bell, il aura clairement la faveur du public face à Bakary Sakho, qui ne compte qu’un seul combat professionnel en carrière en arts martiaux mixtes. Le bonhomme a toutefois eu une carrière glorieuse en taekwondo et en kickboxing dans son Afrique natale, dit-on. 

« Moi, j’ai dû remporter six combats (les six par KO) avant de pouvoir me battre pour le titre. Est-ce que ça m’agace qu’il ait la même opportunité que moi après s’être battu une seule fois ? Un peu, oui, mais cette décision n’est pas la mienne. Moi, ma job, c’est de monter dans l’octogone et de planter le gars en avant de moi. Et c’est encore ce que je vais faire… »

Et il aura l’occasion de le faire au Centre Bell, devant encore plus de monde qu’à l’habitude. 

« Si vous m’aviez dit, il y a un an seulement, que j’allais me battre au Centre Bell, pour la ceinture en plus, je ne vous aurais pas cru. J’ai vraiment l’impression d’être récompensé pour mes efforts. »